Jean-Philippe BEILLE nous communique (ce qui est déjà paru sur son Facebook) avec prière d’insérer…

 

« Lettre ouverte à Monsieur Jean VILA qui salit la mémoire de mon père, 

Monsieur Vila, dans votre biographie vous avez cru bon, de vous attaquer à la mémoire de mon père et de ma famille. Je dois dire que, dans un premier temps cette décision, venant de la part d’un homme que j’estimais, m’a à la fois choqué, révolté, affligé et attristé
J’ai été d’autant plus choqué à la première lecture de votre livre, que lorsque nous nous sommes rencontrés, lundi dernier dans les locaux de la mairie de Cabestany, vous avez cru bon de m’inviter à votre conférence de presse qui a eu lieu jeudi dernier a Perpignan.
Bien heureusement, je n’ai pas pu m’y rendre. Je n’ose même pas imaginer la dédicace.
N’ayant ni l’âge, ni la prétention d’écrire une biographie; et étant par ailleurs attaché à la liberté d’expression ;
Je me résous a donc écrire cette lettre ouverte, afin de laver l’honneur de mon père et de ma famille que vous salissez dans votre biographie.

LE PRETENDU RACISME
Ainsi donc, pour en venir aux passages de votre livre ; page 77 (1), dans votre style si particulier, vous insinuez que mon père était raciste ou tout le moins xénophobe, par un tour de passe passe consistant à lire dans ses pensés, puisque vous interprétez ses propos à votre encontre qui, selon vous voudraient dire : « Vous n’allez surtout pas voter pour un fils d’immigrés, alors que moi je fais partie de la haute société du département » ; pour cela vous exhumez une citation issue d’archives, sans citer de références précises (« Interview à la presse locale », dites vous), auxquelles, mon statut de vigneron ne me permet pas d’accéder.
Les amateurs de littérature apprécieront le procéder.
Plutôt que de citer cette « interview à la presse locale », vous auriez mieux fait de citer, l’article paru dans la presse qui vous met personnellement et directement en cause dans une affaire immobilière. Il faut croire que vous préférez vous attaquer à la mémoire des morts, plutôt que de défendre votre honneur.
Permettez moi enfin et surtout, de vous rappeler, à ce sujet, que ma mère, la veuve de mon père que vous taxez de xénophobie, est d’origine tchèque et de nationalité à la fois suisse et française (nationalité française qu’elle a obtenu après avoir épousé mon père).
Ses parents ont fui la Tchécoslovaquie pour se réfugier en Suisse, lorsque Hitler a envahi les Sudètes. Puis sa famille restée en Tchécoslovaquie a vécu sous le joug de vos camarades communistes pendant près de 50 ans. Pendant que vous dégustiez de la tortilla de patata avec vos amis (cf. photo du livre), mes parents envoyaient ainsi de l’argent, depuis Cabestany, à la partie de ma famille restée en Tchécoslovaquie.
Ils se nourrissaient de pomme de terre, dans la cave de leurs maisons occupées par les agents communistes russes, comme ils me l’ont expliqué lorsque j’ai enfin pu me rendre, avec ma mère, dans leur pays libéré du communisme.

 

A PROPOS DE MA FAMILLE

Par ailleurs, page 76, en vous référant toujours, à la même «interview à la presse locale », vous en profitez pour citer pêle-mêle, mon arrière grand père, mon oncle, que pourtant, vous n’avez jamais connu.

Vous oubliez cependant de parler de mon grand père ; officier de la Légion d’honneur, invalide de guerre à 100%, que vous avez pourtant bien connu, puisqu’il a habité a Cabestany jusqu’à sa mort en 1991 ; ville dont vous retracez l’histoire dans votre livre.
Vous omettez également de préciser que mon oncle, Pierre FOURNERA (2), que vous citez également, fut fusillé par les Allemands. Il faisait ainsi parti des 700 déportés résistants du Train Fantôme, détenus au camp du Vernet, à la prison Saint-Michel de Toulouse et au Fort du Hâ, qui furent internés du 12 juillet au 9 août 1944 à la synagogue de Bordeaux. Le train parti le 3 juillet de Bordeaux pour Dachau avait été mitraillé par la Résistance à Parcoul-Médillac le 4 juillet 1944. Le 31 juillet de la même année, douze résistants sont emmenés pour être assassinés : Robert BORRIOS ; José FIGUERAS ; Pierre FOURNERA ; André GUILLEMONT ; Albert LAUTMANN ; Jean MARCEL ; David NADLER ; Emilio PERVI ; Noël PEYRE-VIDAL ; Guy PORTHIER ; Meyer ROSNER et Joseph USHERA. Le 9 août 1944, le train repart et arrivera à Dachau le 30 août 1944.

 

 

PLUS FACILE DE S’ATTAQUER AUX MORTS QU AUX VIVANTS
Quant aux amitiés réelles ou supposées de mon père, Jean BEILLE, avec Pierre SERGENT (ancien chef de l’OAS), elles sont bien pratiques à évoquer, puisqu’ils sont tous les deux décédés. Certes, les morts ne sont pas tous de braves types. A la lecture de votre livre, il semble cependant évident que vous ne respectez pas leur mémoire. Dans votre livre, vous décrivez ainsi comme des sales types des personnes décédées (3). C’est bien pratique puisque contrairement aux vivants, ils ne peuvent pas vous répondre.
Il faut croire que votre « grande intelligence », si modestement évoquée dans votre préface, est inversement proportionnelle a votre courage, qui se limite a attaquer la mémoire des morts. Sans doute est ce plus facile que de s’attaquer aux vivants.
Enfin, en ce qui me concerne, je me dois également de préciser que, suite à une deuxième lecture de votre livre, à la lumière de l’histoire; vos attaques ne sonnent pour moi, non pas comme une infamie, mais presque comme une évidence, voire même une décoration.
En effet, dans votre biographie vous relatez votre parcourt de membre actif du PCF depuis près de 50 ans, en omettant de préciser que ce Parti a collaboré avec les nazis (comme le démontre clairement l’article du journal Le Monde « Quand le PCF négociait avec les nazis » daté du 9 décembre 2009) puis avec Staline, avec qui je n’oserais pas dire que vous étiez ami, contrairement a Georges MARCHAIS ( cf. photo du livre p.121 sur laquelle vous posez fièrement à ses cotés ). Ce secrétaire général du PCF qui déclarait en 1979 que le bilan des régimes socialistes des pays de l’est est globalement positif (Est il nécessaire de préciser le nombre de morts causé par ces régimes ?). Voila l’homme.

Pour conclure, je tiens à préciser que cette lettre n’a que pour seul objectif de rétablir l’honneur de ma famille. Mon père, décédé le 11 mai 2002, est enterré a Cabestany dans le caveau de famille ».

 

 

Ndlr. Nous comprenons la réaction de la famille BEILLE, mais il faut préciser  l’exactitude des faits relatés par le maire de Cabestany, M. Jean VILA, dans ses mémoires – « Toute une vie en partage », paru aux Ed. Balzac – qui sont donc totalement véridiques. (1) Les propos de M. Jean BEILLE ont été publiés à l’époque dans les journaux L’Indépendant et Midi Libre. M. BEILLE ne les a d’ailleurs jamais démentis en son temps alors qu’il avait toute la liberté de le faire, ne serait-ce que sous la forme d’un droit de réponse. Dire, ou vouloir laisser croire, aujourd’hui que M. Jean VILA insinue de fait, en rappelant ces propos dans le contexte politique et électoral de l’époque, que M. Jean BEILLE était « raciste, xénophobe (…) » relève pour le moins de la fiction, de la pure fabulation en tout cas. (2) Dans la biographie de M. Jean VILA, nous n’avons pas trouvé la moindre trace de Pierre FOURNERA. (3) Ces propos n’engagent bien évidemment que leur auteur, M. Jean-Philippe BEILLE. A la lecture des mémoires de M. Jean VILA chacun s’apercevra qu’ils ne reflètent en rien la vérité du narrateur et qu’ils ne reposent que sur des « sentiments émotionnels ».