N’y aurait-il que les Belges – habitués aux histoires… – pour rendre la parole de l’indépendantiste catalan Carles PUIGDEMONT audible ?

Carles PUIGDEMONT a exigé, hier, dans ses vœux pour le moins surréalistes pour 2018 aux Catalans, une négociation et la restauration par Madrid (Espagne) de son gouvernement, destitué après la déclaration d’indépendance unilatérale du 27 octobre (suite au référendum illégal du 1er octobre 2017). C’est bien en tant que président d’une République de Catalogne éphémère et virtuelle, en exil sur le sol de la Belgique, qu’il s’est très officiellement exprimé, hier, dans un discours enregistré.

Et pendant ce temps, sur place, la Catalogne n’a jamais été autant divisée, fracturée. Sous le slogan « Barcelone n’est pas la Catalogne », des anti-indépendance ont créé la région fictive Tabarnia : née de l’imagination de Catalans opposés à l’indépendance, Tabarnia – pour TArragone et BARcelone, deux fiefs électoraux où les indépendantistes n’ont pas atteint la barre des 50% de vote le 21 décembre dernier – entend retourner les arguments des partisans de la séparation avec l’Espagne. Son succès ne cesse de croître sur les réseaux sociaux : ils sont désormais des dizaines de milliers de « suiveurs » de Tabarnia sur Twitter à détourner de manière humoristique le mouvement indépendantiste et à « défendre la volonté claire et majoritaire de Barcelone et de Tarragone de se maintenir dans la nation espagnole », mettant en exergue leur « droit de décider » de leur avenir.

Les Tabarniens proposent ainsi de sortir Barcelone et Tarragone de la Catalogne tout en restant liés à Madrid, qu’ils citent en exemple sur les plans politique, économique, culturel, social et médiatique.

Tel qu’on vous le disait au début : une vraie histoire belge comme on (les) adore en France !