C’est un poids lourd de l’économie espagnole qui vacille…

La Catalogne, la région la plus riche d’Espagne, la plus touristique aussi – 7 millions d’habitants et 20% du PIB du pays – s’apprête à solliciter l’aide de Madrid.

A l’échelle de l’Union Européenne (UE), son PIB (Produit intérieur brut) dépasse celui du Portugal ou de l’Irlande. Mais la Catalogne est aussi la région la plus endettée d’Espagne avec quelque 48 milliards de dettes, dont environ 13 milliards à refinancer pour cette seule année 2012 !

Doutant de la solvabilité de l’Etat espagnol, les marchés financiers refusent de lui prêter. Ses taux d’emprunt à 8 ans dépassent 14% !

Le risque d’un défaut de paiement est d’autant plus surprenant que la riche Catalogne symbolise le dynamisme économique de la péninsule ibérique : elle abrite les sièges de Caixa et du groupe Abertis (constructeur d’autoroutes)… Sa capitale, Barcelone, est une rivale de poids et de toujours de Madrid, la capitale d’Espagne.

Bref, une certitude, est malgré tout ce que certains politiciens locaux en mal d’identité ont pu nous asséner depuis des années, mieux vaut vivre de ce côté ci des Pyrénées que de l’autre… Comme le confirmait hier soir encore un habitant de Barcelone sur une chaîne de télévision nationale : « Nous étions pauvres du temps de Franco, lorsque nous avons rejoint l’UE nous pensions devenir riches, en entrant dans la zone Euro nous sommes dit « ça y est nous voilà dans la Cour des grands aux côtés de l’Allemagne de la France et de l’Italie ! », et aujourd’hui nous voilà redevenus pauvres ! ».

En tout cas, les tenants d’un pouvoir central fort et Jacobin, « à la française », ne manqueront pas au passage de se réjouir de cette faillite spectaculaire des régions espagnoles dont depuis une décennie on n’arrêtait pas de nous citer « l’autonomie » en exemple. Ils ne manqueront pas, surtout, que « l’Union fait la force ». Comme quoi…