La droite espagnole a remporté hier dimanche une victoire sans précédent aux élections législatives : comme prévu et annoncé depuis des semaines et des mois par les sondages, le Parti populaire (PP) rafle la majorité absolue à la Chambre des députés, selon des résultats partiels qui, à minuit, portaient sur environ 80% des bulletins de vote…

Le PP de Mariano Rajoy – Qui succèdera donc au socialiste José-Luis Zapatero à la tête du Gouvernement espagnol – obtiendrait 187 députés au Congrès, la Chambre basse du parlement, contre 109 au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Pour la droite, selon les observateurs, il s’agit du meilleur résultat depuis le retour à la démocratie (à la fin du Franquisme), pour les socialistes du pire. Au total, 350 députés et 208 sénateurs ont été élus hier pour quatre ans au scrutin proportionnel.

Si sa majorité absolue se confirme, le PP sera en mesure de gouverner seul le pays, sans se compromettre dans de douteuses alliances avec les partis nationalistes régionaux comme c’était le cas jusqu’à aujourd’hui pour le PSOE.

Le Premier ministre espagnol José-Luis Zapatero est bien la nouvelle victime de la crise de la dette qui secoue actuellement la zone euro. Après ses homologues George Papandréou en Grèce et Silvio Berlusconi en Italie, il doit quitter le pouvoir qu’il détenait depuis 2004 (il ne se représentait pas), après avoir pris des mesures d’économies draconiennes – et donc forcément impopulaires – mais de son point de vue « nécessaires ».