Depuis son incarcération, la semaine dernière, le rappeur catalan Pablo Hasél fait la Une quotidienne de l’actualité en Espagne. Chaque jour, des minorités agissantes manifestent avec violence dans la plupart des villes de la province autonome de Catalogne pour lui apporter leur soutien et, la nuit tombée, cassent du flic, vandalisent le mobiliser urbain et pillent certains commerces (de luxe de préférence) sur leur passage…

Il faut savoir que Pablo Hasél a déjà été condamné dans le passé à de multiples reprises à de courtes peines d’emprisonnement, jamais exécutées jusqu’ici. C’est l’accumulation de cette situation et, surtout, le refus de payer ses amendes qui ont fini par le conduire en prison la semaine dernière.

Ce sont ces délits qui ont mené à son incarcération et en aucun cas les paroles de ses chansons qui ciblent régulièrement la monarchie espagnole, mais pas que puisque selon ses contradicteurs et accusateurs dans ses textes le rappeur appellerait « à tuer les policiers », faisant même l’apologie du GRAPO (une organisation d’extrême gauche qui dans les années 1975 à 1983 aurait tué des dizaines de personnes dans la péninsule ibérique)… On lui reproche également d’avoir jeté de l’eau de Javel sur un journaliste, etc.-etc. Tout cela nous éloigne des manifestants qui continuent de le soutenir avec force (surtout) et convictions au nom d’une Liberté d’expression qui, dans le cas qui nous occupe, à bon dos.

Dans ses Tweets, Henry de Laguérie, correspondant à Barcelone de grands journaux français, nous rappelle qu’évidemment l’incarcération de ce rappeur exemplaire de (très) bonne famille  n’a rien à voir avec une quelconque entrave à la Liberté d’expression.