Lu dans le journal espagnol El Périodico daté de ce jour, jeudi 3 septembre 2020

 

-« La Guilde hôtelière de Barcelone a averti mercredi que la situation dans le secteur est devenue « complètement insoutenable » après six mois avec une activité « pratiquement nulle » et une campagne estivale « dramatique », dans laquelle environ 75% des établissements sont restés fermés.

Le directeur général de la Guilde, Manel Casals, explique dans un communiqué que l’activité touristique à Barcelone est presque inexistante, avec des chiffres d’occupation des hôtels qui cet été ont été « vraiment dramatiques », car ils ont à peine atteint 10%.

« Nous ne nous attendons pas à ce que la situation s’inverse dans les mois à venir et l’achèvement d’aides telles que des DR ou des mesures extraordinaires pour payer les loyers met clairement en danger la viabilité de nombreux établissements à court et moyen terme », déclare M. Casals.

 

 

Un hotel a medio abrir en el centro de Barcelona

 

Pour éviter la fermeture d’hôtels et la destruction de milliers d’emplois, la Guilde appelle à l’extension et à la flexibilité de ces mesures à long terme, « à tout le moins jusqu’à ce qu’une situation de stabilité palpable soit trouvée pour permettre le développement normal de son activité ».

 

Revoir les impôts

 

Les hôteliers appellent également à un plan de sauvetage avec des contributions directes aux hôtels qui ne génère pas plus de dettes. « Une aide directe est nécessaire pour les hôtels qui ne génèrent pas plus de dettes, récupèrent ste par force majeure jusqu’à Pâques en 2021, au minimum, et de revoir ce que les hôteliers paient, en termes d’impôts, d’hypothèques et de loyers, entre autres, comme d’autres pays l’ont déjà fait », explique Manel Casals.

Le gestionnaire regrette qu’aucune administration publique n’ait ajusté sa politique fiscale, même si l’activité touristique est pratiquement nulle, laissant le secteur « impuissant face à la baisse des recettes ».

La Barcelona Hotels Guild appelle également les administrations à éviter la diffusion de messages d’alarme et à plaider en faveur d’une communication plus précise, continue, constructive et pédagogique, tant à l’égard de l’opinion publique nationale qu’internationale.