Avec 1 102 099 voix très exactement, Inès ARRIMADAS et son parti unioniste  « Ciutadans » (pour le maintien de la Catalogne en Espagne) est largement arrivé en tête, jeudi 21 décembre lors des élections régionales, raflant 37 des 135 sièges du Parlement catalan à Barcelone. Le parti de centre-droit Ciutadans enregistre un bond spectaculaire de 12 députés par rapport aux précédentes élections régionales; et il devance de 161 497 voix les indépendantistes menés par Carles PUIGDEMONT.

Loin derrière, Carles PUIGDEMONT, le chantre belgo-catalan de l’indépendance, a attiré dans les filets de son parti « Ensemble pour la Catalogne » 940 602 électeurs, soit à l’arrivée 34 députés.

Suivent : l’ERC-CatSi de Marta ROVIRA (929 407 voix et 32 députés) ; Miquel ICETA du PSC (602 969 voix et 17 députés) ; CatComù-Podem de Xavier DOMèNECH (323 695 voix et 7,45%) ; Carles RIERA et la CUP (193 352 voix et 4 députés) ; Xacier GARCIA ALBIOL du PP ferme le ban avec seulement 184 108 voix et désormais seulement 3 députés (contre 11 dans l’ancienne configuration du Parlement catalan sorti des urnes en 2015). Avec 6 députés en moins, la CUP rejoint le PP dans le plus grand gadin de ce vote du 21 décembre 2017.

A l’arrivée, est bien que minoritaires en voix à l’issue de ce référendum, la coalition des partis séparatistes est majoritaire en sièges au Parlement de la Catalogne avec 70 députés sur 135. Ce qu’il faut retenir également de ce scrutin, c’est que les séparatistes ont reculé de deux sièges par rapport à 2015. C’est donc un succès en trompe l’œil qui fait dire aux observateurs de la politique locale que : « les Unionistes sont arrivés en tête, les Indépendantistes ont la majorité au Parlement catalan à Barcelone… mais c’est la Catalogne qui a perdu ! »; car à y regarder de plus près : la situation fait que l’Autonomie catalane est désormais tout simplement ingouvernable, voire, plus inquiétant au niveau de l’économie et du social : ingérable.

A suivre.