Banyuls-sur-Mer était l’une des rares communes des Pyrénées-Orientales, parmi les 226, a avoir encore quatre maires en vie : Pierre BECQUE (qui fut maire de 1995-2001), Jean RèDE (mandats de 1983-1995 et 2008-2014), Roger RULL (2001-2008) et l’actuel, Jean-Michel SOLé (2014-2020).

Jean RèDE avait aussi ceci d’original qu’il était l’un des rares maires sur le sol roussillonnais à avoir été battu à des élections municipales… et réélu !

L’homme ne laissait personne indifférent. Il s’est éteint auprès de son épouse Hélène, dans la soirée d’avant-hier vendredi 23 février, à l’âge de 85 ans, dans la Résidence Vincent-Azéma à Banyuls-sur-Mer où il vivait depuis plusieurs années.

Son successeur dans le fauteuil de 1er magistrat, Jean-Michel SOLé, a aussitôt mis en berne tous les drapeaux sur le fronton de l’Hôtel-de-Ville. Depuis, de très nombreux hommages se succèdent, dans les medias, sur les réseaux sociaux.

Les obsèques de Jean RèDE devraient avoir lieu ce vendredi 2 mars, à 10h.

Après Michel MOLY, l’ancien maire socialiste de Collioure, actuel conseiller général de la Côte Vermeille, 1er vice-président du Département et président du Parc naturel marin du Golfe du Lion, c’est Jean-Marc PUJOL, maire Les Républicains de Perpignan, président de la métropole, qui lui rend hommage avec ce texte posté sur son blog dès hier soir :

« La Côte Vermeille a perdu l’un de ses ambassadeurs

En politique comme dans l’hôtellerie, Jean Rède était une voix. Il était LA voix de la Côte Vermeille en général, celle de la Côte Rocheuse et de son village Banyuls-sur-Mer en particulier. De droite ou de gauche, face à ses interlocuteurs c’était toujours lui qui menait le bal. Il avait le dernier mot. Sa liberté de pensée et d’expression était totale. A table, un verre de banyuls à la main, dans la même conversation il vous parlait de Dina Vierny, la muse du sculpteur Maillol, des chercheurs du laboratoire Arago, de Gastronomie en Roussillon créée par son ami et prédécesseur à la mairie, le docteur André Parcé, de son port qui dans sa tête aurait pu rivaliser avec celui de Saint-Tropez ou encore ceux de la Costa Brava tellement il avait des idées, des ambitions pour sa commune, Banyuls-sur-Mer, qu’il avait dirigée à deux reprises pendant trois mandats, dont le dernier de 2008 à 2014. Il avait même été conseiller général, vice-président de l’assemblée départementale délégué au Tourisme, de 1985 à 1998.

En tant que passionné de plongée moi-même, j’ai souvent eu l’occasion de le rencontrer, tellement le territoire maritime de Banyuls-sur-Mer est exceptionnel, d’une beauté époustouflante, avec sa flore, avec sa faune, avec ses criques. 

Banyuls-sur-Mer et Jean Rède, c’est une belle histoire. C’est un feu d’artifice ! Qui lui les aimait tant, les feux d’artifice. Il en voulait à chaque cérémonie, ou presque, comme la Patrouille de France invitée permanente dans le ciel de Banyuls chaque 14 Juillet. Il disait que c’était l’hommage minimum qu’on pouvait rendre « à l’une des plus belles baies de la Côte Catalane ».