Hier soir a eu lieu, à Argelès-sur-Mer, un conseil communautaire de  la Communauté de communes (CdC) Albères/ Côte Vermeille/ Illibéris, présidé par son président, Pierre AYLAGAS (PS), par ailleurs député de la 4ème circonscription des P-O et maire d’Argelès-sur-Mer.

Lors de ce conseil de communauté, M. AYLAGAS a annoncé une augmentation – certes minime car inférieure à 1% – de la part intercommunale de la taxe d’habitation, mettant dans l’embarras plusieurs maires, dont Jacques MANYA (LR/ Collioure) et Jean-Pierre ROMéRO (LR/ Port-Vendres), qui se sont engagés auprès de leurs populations respectives de ne pas augmenter les impôts locaux pendant toute la durée du mandat (Qui court jusqu’en 2020).

Jean-Pierre ROMéRO a été le premier à monter au créneau pour dénoncer cette décision et dire qu’il ne l’approuverait pas. Jacques MANYA lui a emboité le pas pour à son tour rejeter cette idée : « Le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) est lancé à la communauté de communes entre les partisans de l’inflation mécanique des taxes conduit par le futur-ex-maire d’Argelès-sur-Mer et son successeur docilement désigné, et ceux comme moi qui pensent qu’en ces temps de fiscalité particulièrement contraignante, la recherche d’une meilleure efficience au sein de la CdC doit nous permettre de respecter notre engagement municipal de non-augmentation des taux. Augmenter la taxe d’habitation de 0,1 point c’est générer une recette supplémentaire théorique de 234 000€, soit l’exact montant du coût de l’absentéisme en 2014… ».

Parmi les élus délégués communautaires, c’est de Banyuls-sur-Mer qu’est venu l’inattendu imbroglio : tandis que le maire, Jean-Michel SOLé, apportait son traditionnel et indéfectible soutien à la proposition de Pierre AYLAGAS, c’est sa 1ère adjointe, Anne-Claire PECH, qui faisait entendre un autre son de cloche, discordant et dissonant : dans une intervention remarquable et remarquée, l’élue prenait officiellement et publiquement ses distances avec son maire, s’opposant à toute augmentation des impôts, en s’appuyant sur des arguments qui ont fait mouche parmi les opposants à toute hausse fiscale.

Le prochain conseil communautaire est programmé pour le vendredi 1er avril 2016, on saura alors si la proposition d’augmenter les impôts locaux voulue par le président de la CdC relève d’un « poisson d’avril » ou pas… En attendant, celle-ci fait jaser. Entendu ce matin au comptoir d’un bistro de la Côte Vermeille : « Les contribuables en ont ras-le-bol d’être pris pour des vaches à lait ! On dirait que nos élus manquent cruellement d’imagination. Ils ne savent qu’utiliser la planche à billets ou gratter dans les poches des habitants, c’est si facile, alors qu’il leur suffirait de savoir mieux gérer, de mieux contrôler certaines dépenses publiques par exemple ».