« Le canton de la Côte Vermeille : territoire expérimental de désertification ? »

Sous ce titre, Patrick Médina, conseiller municipal d’Opposition de Banyuls-sur-Mer, Groupe Génération Banyuls, nous prie d’insérer :

« L’annonce du transfert des activités médico-sociales de Banyuls-sur-Mer vers Cerbère et Perpignan soulève une vive émotion dans la population banyulencque. Si on avait cru un temps que sa menace avait été écartée, force est de constater qu’elle ne constitue, hélas, pas une surprise. Il y a bien longtemps déjà, sous le précédent gouvernement, l’ARH (Agence régionale de l’hospitalisation) devenue l’ARS (Agence régionale de santé) avait programmé la disparition de l’activité médicale sur la Côte Vermeille. Au fil des années, les politiques de santé menées par les différents gouvernements n’ont eu pour objectif que de faire des économies d’échelle, abandonnant ainsi les équilibres de territoire, les savoir-faire, les populations.

Après le démantèlement des services publics, le fret ferroviaire, la viticulture, la pêche, voici le tour de la santé.

À Banyuls le maire, dès le début de son mandat, a fait comme si  les délocalisations étaient inéluctables. N’a-t-il pas proposé tour à tour de la rééducation pour sportifs de haut niveau, puis une structure d’accueil pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et enfin le transfert de la maison de retraite Paul Reig vers le Centre Héliomarin ? Aujourd’hui, il se plaint que ces demandes soient restées sans réponse.

N’aurait-il pas mieux fait de défendre l’emploi existant car,  sur les compensations prévues, Banyuls ne récupère aucune activité de remplacement.

Il est temps de réagir : rien n’est encore définitivement réglé. Ensemble, avec ses élus, ses représentants, les personnels, la population peut encore se rassembler pour exiger le maintien de l’emploi à Banyuls.»