Après s’être attiré les foudres du président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris (CDC-ACVI), son prédécesseur à la maire d’Argelès-sur-Mer et ex député Pierre AYLAGAS (PS), c’est maintenant avec le jeune et dynamique président du Syndicat Mixte de Gestion & d’Aménagement Tech-Albères (SMIGATA), Alexandre PUIGNAU, par ailleurs maire de Les Cluses, que l’intéri-maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine PARRA (PS), serait en bisbille. Une polémique de plus qui isole davantage encore la commune d’Argelès-sur-Mer sur la scène départementale, au grand dam de la population qui commence à se lasser de ces turpitudes municipales.

Explications…

Acte 1 : fin avril, Antoine PARRA adresse un courrier aux présidents de de la CDC-ACVI et du SMIGATA ainsi qu’aux maires des communes concernés.

Extraits : « Lors du Rapport d’Orientation Budgétaire (ROB) du SMIGATA qui s’est tenu en mairie du Boulou, j’ai exprimé mon opposition. Il en a été de même récemment lors du vote du Budget 2019 qui se tenait dans les locaux de la CDC-ACVI (…). Ces votes d’opposition visaient à mettre en avant la problématique aiguë que représente la gestion de la compétence protection du trait de côte pour la commune d’Argelès-sur-Mer; dont notamment la question du Racou. En tant que maire, je n’ai plus depuis le 1er janvier 2018 la compétence d’agir pour la protection du Racou et de ses habitants à ce niveau. Dans le cadre du transfert de compétence opéré, la CDC-ACVI, et par délégation le SMIGATA sont seuls détenteurs de ce pouvoir. De fait, vous comprendrez ma contrariété de constater que les travaux planifiés par le SMIGATA ne comprennent nullement la problématique de la gestion du trait de côte, et donc la problématique du Racou, pourtant d’une évidente actualité (…) ».

Acte 2 : réponse d’Alexandre PUIGNAU en date du 14 mai 2019, au maire d’Argelès-sur-Mer.

Extraits : « Durant la deuxième quinzaine d’avril (correspondance non datée), vous avez adressé, aux maires de la CDC-ACVI et représentants des communes au SMIGATA, un courrier dans lequel vous expliquez les positions que vous avez tenues lors des deux derniers comités syndicaux notamment celui du vote du budget de la structure le 10 avril dernier. Certains propos tenus dans ce document et plus généralement dans les différents échanges intervenus appellent une nécessaire mise au point. Ainsi, et en tout premier lieu, si les questions relatives au littoral constituent une problématique nouvelle pour le Syndicat, elles n’ont jamais été écartées au prétexte qu’elles ne concernent qu’une minorité de communes (…). Il n’est donc en aucun cas question de « négliger » la commune d’Argelès-sur-Mer, et encore moins la sécurité de ses populations, mais vous devez reconnaître que vos demandes, jamais étayées d’éléments techniques et financiers, sont à géométrie variable depuis le transfert de la compétence. Ainsi, il était initialement question du ré-ensablement annuel du Racou, disposition qui par sa nature et sa finalité a été écartée du champ de la GEMAPI. Vous aviez également évoqué votre souhait de « vérification d’une hypothèse concernant le rôle du Val-Marie dans les phénomènes impactant a plage ». C’est d’ailleurs sur ce sujet que vous avez interpellé le comité syndical et pour lequel, suite à une demande de précisions techniques et financières, il était convenu que vous communiqueriez le dossier à priori existant correspondant. Rien n’a été transmis au syndicat à ce jour malgré ma proposition de faire le cas échéant une décision modificative au budget 2019. Dernier rebondissement, fin avril, vous communiquez à la CDC-ACVI, avec copie au Syndicat, un projet de vidéo-surveillance du secteur du Racou avec un projet de convention avec le BRGM et pour un montant de 300 000€ (ttc) qui comme vous l’indiquez daterait de 2016. Vous comprendrez que cela soulève plusieurs questions :

  • pourquoi ce projet n’est-il jamais remonté avant votre récent courrier et ce malgré les deux rencontres au sujet de la GEMAPI organisées avec la CDC-ACVI les 14/12/2017 et 26/10/2018 et la tenue de six comités syndicaux où votre commune a toujours été représentée ?
  • ce dossier, assorti d’un projet de convention et de subventions dont vous omettez de faire mention (notamment FNADT et Région), n’a fait l’objet d’aucune déclaration lors de la consultation des communes par le Syndicat en novembre 2017 en vue des transferts liés à la mise en application de la GEMAPI sur le territoire ;
  • mais, surtout, pourquoi si ce projet date de 2016 n’a-t-il jamais été engagé, notamment quand la commune était encore compétente sous votre mandature ?

Vous accusez le Syndicat de ne pas prendre toute la mesure et de ne pas mettre en œuvre tout ce que nécessaire pour la mise en sécurité des personnes et des biens sur le secteur du Racou et je ne peux vous laisser tenir ces propos. En effet, malgré n’ancienneté de la problématique, les multiples études réalisées et des années de recul, la commune d’Argelès ne dispose toujours d’aucune stratégie claire en matière et n’a, depuis le transfert de compétence jusqu’à ce jour, jamais soumis au Syndicat de projet concret dans ce cadre (…) ».

A suivre.