Antoine Parra (Divers-Gauche) peut remercier chaleureusement ses deux adversaires de la soirée, Charles Campigna (Divers-Gauche) et David Triquère (Divers-Droite), qui étaient face à lui pendant trois quarts d’heure sur le plateau de France 3 Languedoc-Roussillon à Montpellier, pour un débat portant sur les élections municipales à Argelès-sur-Mer. Grâce à eux, il semble avoir été le moins insipide… Certains, parmi ses supporters, l’auront peut-être trouvé « le meilleur ». Nous n’irons pas jusque là.

 

Antoine Parra, maire DvG d’Argelès-sur-Mer, candidat à sa succession le 15 mars prochain (captures d’écran France3)

 

Ce mercredi soir, dans une ambiance ennuyeuse, force est de reconnaître qu’Antoine Parra a plutôt survolé les débats, affichant une sérénité et une posture au-dessus de la mêlée.

Bien que maire sortant, porteur forcément d’un bilan pouvant être critiqué, il n’a jamais été inquiété, bousculé, pas même moucheté par ses deux opposants. David Triquère lui a servi du « Monsieur le maire » à tout bout de champ, pendant que Charles Campigna en faisait des tonnes à coups de « Comment s’appelle » ?… Mais que diable tous les deux sont-ils allés faire dans cette galère !… On les imaginait d’ailleurs davantage dans les rôles de Statler et Warldorf à la loge-balcon du Muppet Show, que participant à un débat sur l’avenir du 2e pôle économique, social, culturel et démographique du département. Car n’oublions pas que le prochain maire d’Argelès-sur-Mer tiendra également les rênes de la seconde intercommunalité des Pyrénées-Orientales, « Albères-Côte Vermeille-Illibéris » (après la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole) !

Le thème de la soirée était l’urbanisation. Et pourtant : pas un des deux opposants à l’actuelle politique municipale n’a prononcé la formule « magique » d’un désastre annoncé : R+3 et R+4 – il s’agit de constructions verticales sur trois ou quatre niveaux privilégiées par Antoine Parra – qui est entrain de défigurer, dénaturer Argelès-La-Naturelle.

C’est là, en ce moment, l’inquiétude N°1 des Argelésiennes et des Argelésiens, de souche ou de cœur, en hiver ou en été, jeunes ou vieux, propriétaires ou locataires… mais visiblement Charles Campigna et David Triquère étaient dans d’autres étages… pour le plus grand bonheur d’Antoine Parra qui, ce soir, n’a jamais eu besoin de se défendre, de se justifier… de s’inquiéter. Jamais déstabilisé. Dommage, pour la confrontation des idées, des projets, on repassera !

Charles Campigna et David Triquère doivent vite se ressaisir, rebondir, pour faire oublier ce débat calamiteux au cours duquel ils ont involontairement permis à un Antoine Parra radieux, conquérant sur son piédestal, d’imposer tranquillement en bon père de famille sa marque de fabrique et, en quelque sorte, de prendre de la distance.

Mais attention, comme dans un sondage les électeurs ne se résument pas à des téléspectateurs. Charles Campigna et David Triquère – ainsi qu’ Antoine Parra – ont encore 11 jours pour convaincre sur le terrain.

Félicitations aux deux journalistes de la rédaction de France 3 Région Languedoc-Roussillon qui ont su mener le débat avec impartialité, objectivité, témoignant également de leur parfaite connaissance du territoire argelésien au travers de leurs interventions.

 

L.M.

 

 

David Triquère, candidat DvD

 

Charles Campigna, candidat DvG.