En plus de faire un numéro de Calimero en essayant de faire pleurer son auditoire sur les mésaventures judiciaires (dont il est à l’origine et qui auraient choqué sa famille), le candidat Antoine Parra utiliserait une large partie de ses interventions publiques à dénigrer ses concurrents…

Parmi ce fatras, plusieurs accusations à caractère personnel auraient été assénées. L’une d’elle a encore plus surpris et choqué car sans lien apparent avec la politique. Elle aurait gravement mis en cause Renaud Boisvert, conseiller municipal et candidat sur la liste « Argelès c’est vous » – liste conduite par Charles Campigna, soutenue par tous les  maires d’Argelès-sur-Mer, Pierre Aylagas et Jean Carrère -, reconnu par ailleurs pour son sérieux et la pertinence de ses rares interventions publiques, même si elles ont dérangé le maire actuel.

Plusieurs personnes présentes ont rapporté que dans son discours, Antoine Parra aurait affirmé « que Renaud Boisvert avait possédé une entreprise de communication, à Périgueux, en Dordogne, avec laquelle il avait fait de mauvaises ou douteuses affaires, y compris avec la mairie de Périgueux, et que ceci avait entraîné une mise au placard professionnelle (…) ».

 

 

Quand Antoine Parra déterre (par erreur) un cadavre !…

 
La rédaction de Ouillade.eu a recueilli la réaction de Renaud Boisvert, une version bien différente des propos tenus par M. Parra :

-« J’ai toujours du mal à croire que le débat politique n’a pour certains aucune limite dans l’ignominie, doublée d’accusations montées de toutes pièces, et donc évidemment mensongères.
Car je n’ai jamais possédé ou dirigé une entreprise privée de communication ni d’aucune autre sorte ni à Périgueux ni ailleurs.
Et je n’ai jamais été bien évidemment « mis au placard «  durant toute ma carrière. J’ai exercé comme fonctionnaire à temps complet. Ceci entraîne par principe légal l’impossibilité de travailler en même temps dans une entreprise privée, a fortiori d’en posséder une.
Pour ma part je me suis toujours attaché à respecter les lois de notre République Française.
Alors qu’est ce qui aurait pu servir de support à la nouvelle calomnie lancée publiquement en pâture par monsieur Parra ? Il s’avère que lorsqu’on fouille longtemps sur internet à partir de mon nom, on finit par trouver un article avec la formule : « Renaud Boisvert était liquidateur de la société Daisy Day », dont le siège social était à Périgueux.
Bien que ce soit difficile pour moi de l’évoquer, je n’ai pas d’autre choix que de faire une mise au point claire afin de démentir les sordides assertions qu’a cru pouvoir en tirer monsieur Parra.
En 1998 un de mes frères avait créé à Périgueux une entreprise de pré presse (code NAF 1813Z ), c’est à dire de conception et réalisation de documents divers. Parmi ses réalisations : des livres, catalogues, affiches ainsi que des supports écrits de communication pour des entreprises et institutions. C’était une SARL unipersonnelle déclarée sous le nom de Daisy Day.

En 2011, à l’âge de 57 ans, mon frère est décédé d’un cancer. Il n’était pas marié et n’avait pas d’enfant. Après sa mort, son entreprise a de fait stoppé ses activités puisqu’il en était le seul salarié. Elle a officiellement fermé le 30 décembre 2011. C’est dans ce cadre que le 7 janvier 2012, j’ai été nommé par les autorités compétentes « dirigeant liquidateur judiciaire » de la société de mon frère décédé.
Pour trois raisons :

1) Je suis l’aîné des 6 enfants de ma fratrie . Il était évident qu’il fallait simplement faciliter le règlement de cette situation, mon frère n’ayant pas d’héritier direct.

2) Les comptes de la société Daisy Day étaient très convenables. Aussi tous les clients qui avaient réglé une avance pour des travaux commandés que mon frère n’avait hélas pas pu terminer ainsi que tous les fournisseurs et établissements financiers ont pu être intégralement remboursés ou payés (au demeurant jamais la ville de Périgueux n’est apparue dans ce dossier).

3) Enfin, condition indispensable pour être officiellement chargé de cette mission, je n’avais jamais été condamné ou simplement convoqué par un quelconque tribunal que ce soit seul ou en famille. C’est toujours le cas aujourd’hui. Puis dix jours après, le 17 janvier 2012 , la société Daisy Day de mon frère était dissoute. Elle a été radiée du registre du commerce le 2 février suivant.

Toutes ces informations sont inscrites au greffe du tribunal de commerce de Périgueux.
Le solde positif des comptes fut ensuite transmis au notaire chargé de régler sa succession.

Voilà l’unique moment et le seul motif dans ma vie pour lesquels j’ai été nommément en situation de devoir être en « responsabilité » d’une entreprise privée. Pendant dix jours afin de régler rapidement, dignement et en toute transparence légale cette conséquence de la mort de mon frère. Par ailleurs, j’ajoute que j’ai exercé sur le même poste de direction d’un établissement public territorial avant et après ce douloureux épisode familial. A aucun moment il n’a été imaginé ou fait état par qui que ce soit d’une éventuelle « mise au placard ».
C’est pourquoi je me permets d’apporter toutes ces précisions qui auraient dues rester closes et dans l’intimité de ma famille.
Et en aucun cas être abordées par un tiers, candidat pendant une campagne électorale municipale, neuf ans après le décès de mon frère et à 500 kilomètres de Périgueux ! Mais sa mémoire et l’honneur de ma famille exigent de ne pas laisser sans suite les mensonges diffamatoires proférés par monsieur Parra, pourtant candidat au noble poste de maire d’Argelès-sur-Mer ».
Renaud BOISVERT.