(Capture d’écran sur Internet – Annick PINSON).

 

Annick PINSON – c’est le nom de la proviseure du lycée public polyvalent des métiers d’Argelès-sur-Mer, Christian Bourquin – n’est certainement pas d’un caractère facile (le lui reprocherait-on s’il s’agissait d’un homme ?), cela est tout à fait possible.

Depuis la rentrée scolaire, elle est la cible d’une fronde émanant d’enseignants de l’établissement régional qu’elle gère et qui n’ont pas hésité à entraîner leur contestation sur le terrain d’un conflit social qui a conduit inéluctablement à une grève. Le premier mouvement a eu lieu le jeudi 7 octobre dernier, on nous annonce une suite avec un préavis de grève déposé pour le 8 novembre prochain, alors qu’initialement celui-ci avait été déposé pour ce mardi 18 octobre 2016… Peut-être qu’un jour de grève déposé pour avoir lieu la veille de vacances scolaires (celles de Toussaint en l’occurrence), cela ne faisait pas sérieux et que c’était, peut-être, pousser le bouchon un peu loin…

Revenons plus concrètement à Annick PINSON. Depuis l’émergence de cette opposition – Qui prétend n’exister « Qu’à cause d’un mode de gouvernance… » – madame le proviseur est la cible d’attaques répétées dont, certaines, à l’évidence, n’ont absolument rien à voir avec ses méthodes de management. Car c’est en effet du côté de la municipalité d’Argelès-sur-Mer qu’il faut aller chercher (et trouver) une partie de l’approvisionnement de la source du conflit…

C’est en effet à l’Hôtel-de-Ville – peu importe les origines, version « Pierre AYLAGAS maire » ou « Antoine PARRA maire » c’est kifkif bourricot, comme dirait l’Autre… et en plus ils ont été tous les deux enseignants – qu’il faut aller gratter  pour découvrir… le pot aux roses (aucune allusion à la couleur politique de la municipalité que chacun aura aisément deviné, socialiste évidemment).

Depuis sa nomination à ce poste de proviseur du Lycée Christian Bourquin, Annick PINSON a toujours considéré « Qu’un lycée n’est pas ouvert à tous les vents » et qu’il y a donc des règles minimales à respecter. Rappelons qu’un lycée est un établissement qui est construit et entretenu dans le cadre des compétences de la Région (ici OCCITANIE/ Pyrénées-Méditerranée), que son fonctionnement en revanche incombe à l’Etat, via le Rectorat et l’Inspection académique.

Depuis son arrivée, et il est important de le rappeler, Annick PINSON a subi de nombreuses pressions de la part des municipalités successives – Lesquelles, à Argelès-sur-Mer, ont toujours considéré que le Lycée Christian Bourquin leur appartenait, que l’établissement était la propriété de la commune comme un Centre technique municipal, une piscine ou une salle des fêtes – qui ont voulu, notamment, lui imposer dans l’internat du lycée l’hébergement en été (lorsque celui-ci est fermé) d’employés saisonniers, d’étudiants chinois en stages de musique, etc.-etc.

Or, dans la réalité, il suffit simplement de constater ce qui se passe ailleurs, ce n’est pas ainsi et comme cela que ça fonctionne.

« Les seigneurs argelésiens », à partir de là, n’auraient eu de cesse que « de dégommer Annick PINSON », assure-t-on dans l’entourage du maire.

Leur cheval de Troie, si l’on peut s’exprimer ainsi, pour y arriver, serait d’ailleurs l’un des leurs, un simple conseiller municipal – Qui a quitté le Collège des Albères, après avoir été battu par l’épouse du chef de la Police Municipale lors des élections pour siéger au sein du Conseil d’administration de l’établissement scolaire dont il est ici question – qui enseigne désormais au, on vous le donne Emile… Lycée Christian Bourquin (LCB). Eh oui ! Cet élu a certes des qualités dans sa fonction politique, c’est admis et on lui reconnaît favorablement ses engagements et mérites, mais certains lui reprochent aussi « un côté agitateur dans cette affaire, incompatible justement avec son mandat ».

Mieux encore : la compagne de celui-ci exercerait – c’est un secret de Polichinelle au LCB –  au sein du service de la Médecine du travail… Qui a détecté « de la souffrance au travail » chez un certain nombre d’enseignants ! Pure coïncidence, d’après nos informations.

Des élus de la Ville d’Argelès-sur-Mer confirment que « Mme le proviseur est vomie par les ténors de la municipalité » et que « cela en devient choquant ! ». Ils ajoutent « qu’on a vu un élu proche du maire distribuer lors d’un conseil municipal un tract contre Mme le proviseur; l’élu en question n’hésitant pas à dire dans l’oreille de ses collègues : il faut faire pression, travailler pour qu’on la vire du lycée d’Argelès… ».

Décidément, à Argelès-sur-Mer, on a du mal en 2016 à considérer les femmes. On se souvient, rappelle un Opposant dans l’actuelle équipe municipale, « des propos sexistes en pleine séance publique du conseil municipal, de Pierre AYLAGAS (PS), alors maire, contre Brigitte de SARS (LR/ Les Républicains), élue de l’Opposition »… Depuis, certes, beaucoup d’eau a coulé dans le lit de la Riberette et les choses, nous dit-on, « se seraient arrangées ». Nous voulons bien le croire.

Livrer au public cette parenthèse politico-politicienne, ou plutôt cette version, est essentielle afin que chaque Argelésien puisse se faire une idée sur la question et le conflit toujours en cours qui semble les dépasser, même sur la route des commissions à l’hyper du coin, l‘Intermarché, situé à deux pas du Lycée.

L’Intersyndicale – CFDT, FSU, SNALC, CGT, SNEETAA-FO – qui défend les enseignants du LCB contre leur Direction,  a certainement ses raisons, nous ne les contestons pas, loin de nous l’idée de les dénigrer, la presse locale s’en est largement fait écho, mais il fallait aussi écrire et dire ce qu’il se manigance par ailleurs pour être le plus complet et le plus objectif possible sur le sujet.

Bien évidemment, il y aura une suite – dont nous nous réservons la possibilité de divulguer les détails avec davantage de précisions sur les acteurs et comédiens de cette Vie scolaire – et une fin à ce conflit qui échappe totalement aux élèves, lorsqu’on en discute avec eux… paradoxal pour le moins, quand on imagine qu’ils sont au centre ce cette actualité !

Dernier détail, le Proviseur-adjoint du Lycée Christian Bourquin n’a toujours pas été remplacé depuis la rentrée scolaire. C’est François CAMPIGNA (Oui) qui assure l’intérim.