Est-ce une bourde du cabinet du nouveau maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine PARRA (PS) ? En tout cas les faits sont là…

Le nouveau maire, via son Cabinet, vient d’adresser une note ainsi libellée à ses collègues de la Majorité municipale (PS-PCF-PRG-DvG), élus comme lui, pas plus, mais pas moins non plus, sur la liste menée par le député Pierre AYLAGAS (PS), lors des élections municipales de mars 2014 :

« Bonjour,

Afin de faciliter les échanges entre vous et Monsieur le maire, un créneau de 2 heures entre 14h et 16h les mardis vous sera réservé pour le rencontrer et évoquer vos problématiques.

Certaines semaines Monsieur le maire pourra être retenu par des réunions extérieures, aussi, je vous invite à nous (P. et moi) en parler en amont afin d’améliorer l’organisation de tous (…) ».

Il ne reste plus qu’à espérer que, d’ici les prochaines municipales, en 2020, une année tous les jours fériés ne tombent pas un mardi ! Sinon, ça va compliquer la communication entre les élus argelésiens et leur maire.

Il faut reconnaître que consacrer deux heures par semaine pour l’ensemble de ses 24 colistiers, c’est fun, non ? Quoi que, pour être objectif, on peut aussi ajouter la réunion hebdomadaire de la Majorité municipale : environ 2 heures tous les jeudis soirs (mais cette réunion existe depuis des décennies…).

Même s’il n’exerce plus comme instituteur, et avec tout le respect que nous accordons aux professeurs des écoles et autres enseignants, il faut bien admettre que cette consigne donnée par Antoine PARRA nouveau maire s’apparente à des horaires de classe… Aura-t-on droit en fin d’année à une distribution de Prix pour récompenser les élèves les plus méritants ?…

Cela paraît d’autant plus étonnant comme démarche que son prédécesseur, Pierre AYLAGAS, lui, réussissait – doit-on du coup ici parler d’exploit ? – à maintenir le contact quotidiennement avec tous ses élus, alors qu’il cumulait un nombre impressionnant de mandats dans la fonction politique : député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales, président de la Communauté de commune Albères/ Côte Vermeille/ Illibéris (de loin la plus importante et la plus influente du département après la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole)…

Au sein de l’équipe municipale, une telle décision est loin de faire l’unanimité. Elle est très commentée, et même ouvertement critiquée. Si certains parlent d’une « simple maladresse », en ironisant dessus, d’autres conseillers municipaux sont beaucoup plus sévères dans le propos : « Existe-t-il en France une seule autre des 36 000 communes qui la composent où un tel dédain du maire est affiché, que ce soit vis à vis des citoyens ou des élus, qu’ils soient municipaux, départementaux, régionaux ou nationaux ?… ». Car cette note s’adresse aussi bien sûr au député Pierre AYLAGAS, devenu entre temps simple conseiller municipal par un jeu de chaises musicales. Ou presque.