Déferlantes et patrimoine : incompatibles ?
(Contribution à la Rédaction de Ouillade.eu)
De plus en plus d’Argelésiens s’interrogent sur l’intérêt du festival Les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer.
A l’impact économique très relatif pour l’économie argelésienne en constatant que les festivaliers ne font que passer sur le lieu choisi autour du château de Valmy, c’est à dire loin du village, de la zone d’activités, de la plage, du port ou du Racou ;  au déferlement de bruit qui « irrigue » la commune si peu que le vent soit au marin ou au sud ;  au niveau artistique loin des premières années, les artistes présentés aujourd’hui sont toujours les mêmes ou sont des météores de hit parades sauf exception ; à la dépense incroyable de près de 400 000 euros pour le budget communal donnés à la société organisatrice directement ou par la mobilisation pendant des semaines de dizaines d’employés communaux alors que ce sont les organisateurs qui devraient payer à la commune comme tout le monde la location du parc et des bâtiments municipaux de Valmy et tous les coûts engagés par la commune pour le festival ;  s’ajoute l’impact dramatique sur l’environnement naturel du parc communal de Valmy.
Même si ce site demeure très agréable, des milliers de mégots, des centaines de chewing-gums et morceaux de verre, des plantes écrasées ou blessées sont offerts pendant onze mois aux argelésiens et à leurs enfants qui vont se promener dans ce parc public municipal, fermé au public pendant près d’un mois en été pour cause de Déferlantes.
Comment est-il possible que le maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine PARRA, les élus en charge de l’Animation, Danilo PILON, et de l’Environnement, Antoine CASANOVAS, tolèrent que ce lieu majeur du patrimoine argelésien soit ainsi pollué ?
Des esprits imaginatifs pourraient avancer que des centaines d’entrées « gratuites » car payées par l’argent public de la subvention issue du budget communal à l’organisateur sont distribuées pour leur clientèle électorale choisie.  Mais serait-ce une excuse pour ne rien faire ?
Comment interpréter le fait que la partie privée du parc du château de Valmy dont le propriétaire perçoit des dizaines de milliers d’euros pour son utilisation pendant une semaine du festival, soit en plus nettoyée à fond dès la fin des Déferlantes par une société privée payée par les organisateurs du festival ?
Pourquoi pas le parc municipal public ?
Pourtant les deux ou trois personnels municipaux affectés au parc de Valmy y travaillent avec beaucoup d’attention et d’enthousiasme mais sans pouvoir réparer le saccage de milliers de festivaliers entassés dans ce qui aurait dû rester un écrin intact de verdure.
Pour mémoire un mégot met trois ans pour se décomposer, un chewing-gum cinq ans et  un  morceau de verre 5 000 ans !
Valmy est-il le bon endroit pour un festival de ce type ?