Est-ce là, la conséquence de l’épisode climatique loin d’être exceptionnel en cette saison… ou plutôt de mauvais choix politiques qui mettent aujourd’hui en danger une partie de la population d’Argelès-sur-Mer ?

 

 

Les faits sont là : « S’il avait plu à Argelès-sur-Mer comme dans le reste du département, on allait directement vers une catastrophe humaine ; trois pompes sur quatre en panne, un véritable scandale, pire de l’inconscience », dénonce un conseiller. Il ajoute : « D’autant que le maire le sait depuis plusieurs mois. Il a répondu, qu’il n’avait plus d’argent. Les caisses de la commune seraient vides. Alors, dans ce cas-là, pourquoi fanfaronner lors de la cérémonie  des voeux à la population en claironnant Que les finances sont saines ?! Force est de constater que le Premier magistrat dit tout et son contraire ».
L’agouille du Marasquer est une des nombreuses agouilles d’Argelès-sur-Mer. Elle draine les eaux depuis le stade du Marasquer et se déverse dans la rivière de la Massane, au niveau du Camping de la Plage, à proximité des lotissements le Bois de Jade et les Rives de la Massane.
Au début des années 2000, la municipalité a fait de l’aménagement de cette agouille une priorité, pour la sécurité des biens et des personnes. Ainsi, depuis 2004, régulièrement, l’agouille du Marasquer a été aménagée et protège efficacement les riverains contre d’éventuelles inondations.
Les aménagements importants ont été réalisés sur tout le parcours de l’agouille, depuis le stade du Marasquer (bétonné par l’actuelle municipalité pour devenir un parking) jusqu’au Camping de la Plage, où les eaux de cette agouille se déversent donc sans le cours d’eau de la Massane.

Ces aménagements ont été réalisés à partir d’une étude validée par les services de l’Etat s ’insérant dans le schéma global hydraulique territorial de la commune.
Mais comme le cuvelage et autres travaux ne suffisaient pas, il a fallu réaliser une station de pompage et une importante cuve de stockage (+ 4 pompes de relevage d’un débit très important) permettant de rejeter les eaux.
Depuis la mise en service de ces équipements (en 2004), l’ensemble des riverains de cette agouille ne sont plus inondés (habitations et campings).

Cela concerne tout le parcours entre l’ex stade du Marasquer (au village) jusqu’à la station service DYNEFF, située sur l’avenue du 8 mai) et au-delà, les campings, situés sur l’avenue Général de Gaulle.
Les lotissements ‘Rives de la Massane’ et ‘Bois de Jade’ situés à l’embouchure de l’agouille avec la Massane, et très impactés à chaque épisode pluvieux avant les aménagements de 2004, ont été ainsi mis hors d’eau.
Depuis quelques mois, une urbanisation importante – pour ne pas dire galopante ! – a été faite autour de cette agouille. C’est la volonté de l’actuelle municipalité dirigée par Antoine PARRA, totalement à contre-courant face à l’air du temps exprimé par les populations directement concernées… et l’urgence climatique !
Les bassins de rétention que constituaient le stade du Marasquer (transformé aujourd’hui en parking), le camping Le Clos joli et le Camping du Stade (où ont été construit plusieurs immeubles) n’existent plus.
Aucune étude d’impact sur l’agouille n’a semble-t-il été réalisée pour mesurer les conséquences de cette imperméabilisation des sols !

Chacun le comprendra, il n’est nul besoin d’être expert ou Prix NOBEL en la matière : cette artificialisation forte des sols, augmente de manière conséquente le volume des eaux de ruissellement à acheminer vers la Massane.
Aussi, lors des forts épisodes pluvieux de plus en plus nombreux, comme celui que nous venons de traverser « en queue de tempête Gloria » qui a endeuillé la péninsule ibérique, les eaux ne pourront plus s’évacuer dans les ouvrages existants, débordant ainsi dans les propriétés voisines.
Mais le pire, depuis six mois, c’est que trois pompes sur quatre sont en panne. Les riverains, très remontés, et surtout bien informés de la situation, ne comptent pas en rester là. Certains ont invité hier les médias à venir se rendre compte sur place de la situation, et ils comptent bien « informer les services de l’Etat de cette situation qui peut devenir catastrophique ».