Suite à la séance publique du conseil municipal de la Ville d’Argelès-sur-Mer qui a pu enfin se tenir, hier, jeudi 24 octobre 2019…

 

Communiqué de presse.

 

« Une gestion approximative aux frais des contribuables

Le conseil municipal du 24 octobre de la Ville d’Argelès-sur-Mer a, une fois de plus, donné lieu à une séance déroutante, a fait soulever maintes interrogations sur les compétences réelles du Premier magistrat actuellement en poste.

Pour preuve les inquiétantes approximations que celui-ci a délivrées concernant la question du financement du stade du port, un des points soulevés hier soir.

Pour rappel, le montant de cette réalisation s’élève à 2,4 millions d’euros.

Mais qu’en est-il exactement des subventions qui s’y rattachent ?

Sans l’ombre d’une hésitation et avec son aplomb habituel, le maire affirme à l’assemblée que l’Etat, la Région et le Département ont d’ores et déjà versé des financements.

C’EST FAUX.

Vu le contexte actuel, les trois collectivités ont pour l’heure décidé de ne pas mettre la main à la poche. En clair : toutes les subventions sont gelées.

Guy Esclopé, conseiller régional présent autour de la table, l’assure : « aucune subvention (550 000 euros sont espérés par la Ville d’Argelès-sur-Mer) n’a été versée par la Région ».

Quant au Département, il n’a pas délibéré sur ce dossier.

Mieux encore, les techniciens municipaux également présents et vers lesquel, mis dans l’embarras, se tourne le maire ne peuvent, en parfaite honnêteté, nier la situation. Seule la Fédération française de football a déboursé 90 000 euros.

Je le répète : pas un centime d’euro n’a été versé par les trois principaux financeurs pour équilibrer le coût de cette réalisation.

Ce manque de soutien est rarissime. Il interroge sur les capacités du maire à fédérer les acteurs locaux autour de sa personne et son équipe. Argelès-sur-Mer est en train de glisser vers un isolement qui ne laisse rien présager de bon.

En guise de comparaison, dans la commune voisine de Sorède, le complexe sportif a été financé à 57% par l’Etat, la Région et le Département…

Sans doute est-ce pour pallier ce type d’erreur que la Ville a dû récemment souscrire un prêt de 3,6 millions d’euros. Cette décision est susceptible de mettre en danger la santé financière de la ville. Les contribuables apprécieront.

S’en est suivi un échange tendu entre le maire et moi.

– Moi : « M. le maire, vous êtes en dessous de tout. Vous ne connaissez pas vos dossiers. Je regrette de vous avoir installé à ce poste ».

La réponse de mon interlocuteur laisse pantoise une partie de l’auditoire.

« Je suis le maire parce que je suis le meilleur ! »

Ces quelques paroles peuvent prêter à sourire. Mais, plus sérieusement, que penser de tant de légèreté ?

Personnellement, et en me référant uniquement aux faits, l’avenir de notre ville m’inquiète au plus haut point ».

 

Pierre AYLAGAS

Elu de la Ville d’Argelès-sur-Mer

Président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris