Hier soir, la Communauté de communes Albères/ Côte Vermeille/ Illibéris, présidée par l’ancien maire d’Argelès-sur-Mer, le député socialiste Pierre AYLAGAS, se réunissait en séance publique pour, entre autre, le vote de son budget.

Après quelques échanges vifs, voire virils, mais toujours courtois, il faut le souligner, le fameux budget incluant une augmentation des impôts a été adopté avec 40 voix « pour » (8 « contre » et 2 abstentions).

Le docteur Jacques MANYA, maire de Collioure, a eu le courage d’entrer en résistance, presque seul contre tous à de très rares exceptions prés. Comme il fallait s’y attendre, attaqué de toutes parts il a été la cible de la Majorité politique de gauche en place autour du président AYLAGAS, mais il a su répondre, trouvant les mots et le ton justes, pour remplir sa mission d’opposant dans une forme – au sens propre comme au sens figuré – républicaine. Respect.

Ses adversaires lui ont reproché d’avoir adressé un courrier à tous les maires de ladite Communauté de communes, correspondance dans laquelle Jacques MANYA dénonce certains dysfonctionnements et s’explique sur les motivations qui l’ont poussé à ne pas voter ce budget et à se désolidariser de certaines pratiques communautaires… Bref, cela a fortement déplu chez certains professionnels de la politique locale. Le docteur MANYA a persisté et signé dans son approche, renvoyant dans les cordes ses contradicteurs avec sa verve habituelle.

Antoine PARRA (PS), nouveau maire d’Argelès-sur-Mer, s’est montré lors des débats plus bavard que de coutume. Serait-ce ses nouvelles fonctions qui lui donneraient des ailes, qui l’auraient émancipé ? Si oui, si c’est le cas, alors c’est tant mieux !

Yves BARNIOL est également sorti de ses silences. Le maire divers-droite d’Elne a plaidé, avec énergie, pour « une vraie intercommunalité, digne de ce nom, digne de confiance (…) » et pour « la fin des intérêts particuliers ». Qu’à t’il voulu dire ? Car, selon diverses sources concordantes, il en a trop dit ou pas assez.

Puis est apparu l’imprévisible – car toujours muni d’idées et de propositions inattendues – Lionel NADAL (UDI), adjoint au maire de Port-Vendres, qui a demandé une baisse de 30% des indemnités perçues par les conseillers communautaires, « l’arrêt de tout investissement non-communautaire en ces temps de pénurie financière (…) », puis, une fois de plus, a fustigé les « cumulards » de l’Assemblée, selon lui « nocifs à l’exercice de la Démocratie ». Silence assourdissant et gêné des élus…

Pierre AYLAGAS – bien que titillé à plusieurs reprises lorsqu’il fut question par exemple de la location, au sein du bâtiment de l’intercommunalité, d’un bureau pour y installer sa permanence parlementaire – a été impérial, n’évacuant aucune question, affrontant tous les déluges verbaux sans sourciller, etc.-etc. Intouchable, tout simplement. Comme d’hab’ !

La R.