Suite à l’annonce du Premier ministre grec, Georges Papandréou, de faire voter le plan de sauvetage européen par son peuple via un référendum, Charles Campigna (PS), adjoint au maire d’Argelès-sur-Mer, est le premier élu du département des Pyrénées-Orientales à réagir…

« Comment peut-on parler de sauvetage de la Grèce avec un plan d’austérité aussi dur, aussi bien socialement qu’économiquement ? Avec une brutalité sur le peuple Grec qu’ils ne pourront jamais s’en relever. Le peuple Grec souffre et le pire est devant eux. Tous les jours on entend parler de millions, de milliards d’Euros, de banques… qu’on a sauvé pour soi-disant désendetter la Grèce, mais quel dirigeant a parlé des hommes, des femmes et des enfants de ce pays ?… Personne, aucun ! Les dirigeants européens sont aussi responsables que les dirigeants grecs de cette situation et maintenant on demande au peuple de payer l’addition.
Il est facile d’adopter un plan d’autérité dans un hotel 4 étoiles de Bruxelles, entouré des financiers les plus intelligents d’Europe, tous avec des rémunérations pharaoniques (banquiers et politiques)… Mais quand on est face à son peuple qui souffre, qui se révolte, la donne est différente. Alors OUI, M. Papandréou a raison de se retourner vers son peuple pour et par un référendum. Les Merkel, Sarkozy, Berlusconi and C° n’auront plus un interlocuteur en la personne du Premier ministre, mais le peuple grec. A eux désormais de les convaincre ».