C’est une surréaliste soirée d’inauguration des travaux de l’avenue de la Libération, au village d’Argelès-sur-Mer, qui a été vécue ce vendredi 8 juin, par ceux qui ont prêté attention à son aspect officiel.
Par ailleurs de nombreux Argelesiens présents ont profité entre amis des excellentes bodegas et animations musicales de cette belle soirée de printemps.

 

Nous vous en parlions hier. La décision d’Antoine PARRA (PS), maire actuel d’Argelès-sur-Mer, et de son 1er adjoint à la Communication, Jean-Patrice GAUTIER, de ne pas faire figurer Pierre AYLAGAS (PS), président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, sur le carton d’invitation de cette inauguration n’est pas passée inaperçue. D’autant que la Communauté de communes y a réalisé des travaux pour un montant de plus de 300 000 euros.

 

Sans oublier que tant Antoine PARRA que son 1er adjoint Jean-Patrice GAUTIER doivent toutes leurs positions électives aux choix du seul Pierre AYLAGAS, ancien maire de la commune et tête de liste élue aux élections municipales de 2014 . Ils ont la mémoire courte.

 

Manifestement ces mauvaises manières ont dépassé les frontières d’Argelès-sur-Mer. Car si on a pu observer les présences d’Isabelle MORESCHI, adjointe au Commerce, et Muriel SAIGNOL, élue déléguée à la Qualité de la vie comme indiqué sur le carton d’invitation, les spectateurs qui ont suivi les discours officiels ont constaté de nombreuses absences de personnalités, dont la présence était pourtant assurée sur le carton d’invitation… Carole DELGA (PS), présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, dont on connaît pourtant l’amour personnel qu’elle porte à Argelès-sur-Mer, était bel et bien absente, par exemple.
Hermeline MALHERBE (PS), présidente du Département des Pyrénées Orientales, dont on connaît pourtant l’intérêt personnel qu’elle porte à Argelès-sur-Mer, également absente.

 

Ce sont Guy ESCLOPE et Marina PARRA JOLY, conseillers municipaux d’Argelès-sur-Mer et respectivement conseiller régional et conseillère départementale, qui ont été affectés à leurs représentations.

 

Monsieur le Sous-préfet de l’arrondissement de Céret,  représentant de l’État, absent.

 

Les maires de Collioure, de Port-Vendres, de Banyuls-sur-Mer, de Cerbère, de Saint-André, de Sorède, de Palau-del-Vidre , de Montesquieu, de Villelongue-dels-Monts, d’Elne, de Bages, de Saint-Genis-des-Fontaines, de Laroque-des-Albères, d’Ortaffa , c’est à dire tous ceux de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, tous invités mais tous absents !

Cette épidémie d’absences n’a pu qu’être examinée. Quel diagnostic porter ?

 

Peut-être le souci de ne pas être associé de trop près à Antoine PARRA, maire dont le mandat est très sérieusement entaché par une importante condamnation du Tribunal correctionnel de Perpignan pour une grave affaire d’urbanisme à son seul profit ?

 

Peut-être les mauvaises manières et le mépris porté par Antoine PARRA à Pierre AYLAGAS ?

 

Peut-être le sentiment que le début de règne d’Antoine PARRA, dauphin désigné de Pierre AYLAGAS en 2016 sans être tête de liste, serait déjà une fin de règne ?

 

Peut-être la crainte d’un orage en ces temps de météo capricieuse ?

 

 

Bref c’est une grosse claque qu’a dû subir l’Encore maire d’Argelès-su-Mer.

 

D’autant que dans son long discours où les observateurs les plus attentifs se sont arrêtés de compter les  » je » après le vingtième et après avoir remercié les techniciens, l’architecte, le bureau d’études, le maître d’oeuvre du chantier, les services techniques, le service animation, le délégué du quartier, les commerçants, l’adjointe au commerce puis les autres élus municipaux (ouf) , les entreprises, les collectivités territoriales et l’État qui ont subventionné une partie des travaux et quelques autres ; il a qualifié cette rénovation d’une rue d’Argelès-sur-Mer de « moment exceptionnel » car selon lui il s’agit de « la rue la plus importante d’Argelès-sur-Mer » (Ce sont les habitants de toutes les autres rues et avenues qui vont être contents…). Tant qu’à faire, Monsieur le Premier magistrat aurait pu dans la foulée remercier les contribuables, qui ont mis la main à la poche pour en arriver là…

 

Il a aussi souhaité gratifier ses auditeurs d’un moment d’émotion en se remémorant sa première inauguration le 27 mars 2016, dès le lendemain de son élection comme maire. Il s’agissait de travaux sur le clocher de l’église du village, « tout un symbole » pour lui. Souhaitons lui bien cordialement de ne pas en tomber.

 

 

Ensuite ce fut le vin d’honneur offert par la municipalité.

 

Le reste de la soirée fut très agréable pour tous.