Le « Carré » : c’est un endroit de la station balnéaire bien connu des Argelésiens et des saisonniers, ancré au Centre-plage, plus précisément au bout de l’esplanade Charles-Trenet… Pratiquement tous les soirs, actuellement, des musicos ambiancent le site en installant baffles géantes et platines pour improviser une sorte de dancefloor à la tombée de la nuit qui attire curieux et quelques nightclubbers en déshérence

Si cela a un côté bricolo-bricolette qui peut séduire, par les temps qui courent où les lieux de fête nocturnes sont aussi secrets que les endroits qui abritent les stocks de lingots d’or et les imprimeries de la Banque de France, il n’en demeure pas moins que ce genre d’initiative improvisée rend mal à l’aise vis-à-vis d’une profession, celle des discothèques et autres boîtes-de-nuit, pénalisées elles par la crise sanitaire du COVID-19 (coronavirus).

Celles-ci en effet ont interdiction d’ouvrir – mais leurs gérants continuent de payer loyers, charges, etc., depuis plus de trois mois sans exercer ! – alors qu’en parallèle on assiste à des attroupements nocturnes organisés dans la totale illégalité, avec du son, avec du « pipole », sans le moindre respect de la distanciation sociale, des protocoles en vigueur, sans sécurité… de plus ces dancefloor sur le domaine public sont exonérés de droits de terrasse, évidemment. Le Nouveau Monde promis ne serait-il pas plutôt un Monde à l’Envers ?!…