Alexandre Reynal (PS), conseiller départemental, ancien maire d’Amélie-Les-Bains-Palalda, nous communique avec prière d’insérer :

 

 

-« Ainsi donc, la première grande mesure de la nouvelle municipalité sera de fermer l’école de Palalda.

Ce diktat brutal et sans appel sème la colère et la consternation dans notre commune.

Un élu a-t-il le droit moral de détruire un patrimoine culturel et républicain, vieux de cent ans et toujours vivant, sans la moindre concertation avec la population et sans le moindre exercice démocratique ?

Bien-sûr Madame Costa, dans un long plaidoyer qui témoigne de sa mauvaise conscience, justifie cette décision par des raisons administratives et budgétaires.

Mais cela n’a rien de nouveau !

il y a dix ans que de façon récurrente la commune se bat contre la pression des services de l’Etat pour maintenir ouvertes nos classes et nos écoles afin d’offrir le meilleur à nos enfants, et voilà qu’aujourd’hui Madame Costa capitule sans la moindre résistance face aux injonctions de l’académie !

A chaque rentrée, partout en France, des parents et des élus se battent contre l’administration pour éviter la fermeture de classes, mais à Palalda, ce n’est pas une classe qui disparaît mais une école accueillant une centaine d’enfants et Madame Costa s’en réjouit au nom de la modernité !

Alors que nous assistons au regain progressif de Palalda grâce à la venue de jeunes ménages qui investissent son cœur historique et ses lotissements, notamment séduits par une excellente offre scolaire, celle-là même qui prétendait vouloir « redynamiser Palalda » décide de réduire en friche son école !

Bien-sûr Madame Costa se doute bien que la population ne va pas accepter cette décision inique sans se battre et elle dénonce déjà , je la cite, « un combat d’arrière garde ».

Est-ce passéiste que de proposer aux enfants un cadre scolaire exceptionnel et aux parents la sécurité et la proximité ?

Est- ce un « combat d’arrière-garde » que de protéger un patrimoine qui accueille et a accueilli des générations de jeunes Palaldéens ?

Cette décision n’est pas acceptable et nous demandons à Madame Costa d’y renoncer.

Déjà un collectif de parents d’élèves s’est créé pour contrer ce projet, nul doute qu’ils seront rejoints par tous les habitants de notre commune qui n’acceptent pas que l’on brade ce symbole du lien sociétal et générationnel qui nous unit.

En ma qualité d’élu et de citoyen, je m’engage à être au cœur de toutes leurs actions.

Enfin je veux croire que tous les élus municipaux qui ont si souvent exprimé leur attachement au patrimoine Palaldéen et leur engagement social et sociétal, fassent preuve d’un sursaut de conscience et s’opposent à cette fermeture injustifiable ! ».

Alexandre Reynal
Vice-président du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales