À défaut d’être désormais le tombeur de la gauche et/ ou du FN, François FILLON  pourrait devenir le tombeur de la droite à la prochaine élection présidentielle, si l’on en croit les conversations de bistrots dans les cafés bien sûr, les salons de coiffure, les supérettes et les transports en commun, entendues au lendemain de sa prestation télévisée.
Et ce sont  auditivement les gens qui se disent être de droite qui sont les plus sévères avec le candidat de la droite et du centre, François FILLON : « Maintenant c’est sûr, ce type nous envoie tout droit dans le mur et c’est sans issue de secours ! Comment peut-il nous asséner « Ce que j’ai fait est légal » et rajouter aussitôt « Je m’en excuse »… pour ne citer que cette erreur de langage. J’ai lu ce matin dans le journal (de droite) Le Figaro une phrase qui m’a beaucoup amusée : « On a jamais vu une armée gagner conduite par un général blessé » ! Voilà où nous en sommes aujourd’hui. C’est la mort de la droite (…) ».
Et les électeurs – Qui soulignent ne rien avoir appris de la contre-attaque de FILLON après 13 jours d’un lynchage médiatique – ne comprennent toujours pas pourquoi « les élus continuent de soutenir un candidat qui prend l’eau de partout ?…  Après, il sera trop tard. Au moment des élections législatives, ils partiront eux-aussi avec l’eau du bain ! ».
FILLON est devenu inaudible dans une partie de son propre électorat. Même si ses soutiens continuent de faire bloc à ses côtés(pour la photo de famille). Mais force est de constater que cela ne fait plus une majorité. En Roussillon, dans les rangs de LR, on en est convaincu, même si le mot d’ordre est le même qu’à Paris : « Rester soudés… serrer les rangs et, surtout, les dents ! ».