Depuis plusieurs décennies, sur la plage précautionneusement abandonnée, entre coquillages et crustacés, le Zaza Club est une sorte de phare en été dont le succès demeure intact à l’affiche des vacances, tant pour les autochtones que du côté des touristes, qu’ils soient fidèles depuis toujours ou nouveaux arrivants.

Sur le littoral roussillonnais, c’est plus et mieux qu’une simple adresse incontournable : Claude Baco – qui sévit toujours en cuisine pour notre plus grand plaisir – a érigé le Zaza Club en lieu de pèlerinage estival. Ce restaurant-club-de-plage est aussi une sorte de théâtre de la mer, avec ses gens, ses aventures, ses rencontres, ses points de vue, ses rythmes, ses recettes… Lorsque on y a goûté, séjourné, ne serait-ce qu’une seule fois, on y revient toujours, encore et encore, un peu-beaucoup comme le soleil est inséparable de l’été, et vice-versa.

On lui a certainement offert des « ponts d’or », à Claude Baco, pour qu’il vienne ou qu’il aille s’installer ailleurs, avec la magie de son concept pourtant simplissime – le Bonheur, le Bon Goût, l’ordinaire et l’exceptionnel à la fois – pour qu’il duplique le Zaza Club sur d’autres plages, dans une crique ou sur un quai sans vis à vis, mais c’est à Torreilles qu’il a définitivement ancré sa Passion – où quelque part il est un mélange d’ambassadeur et de gardien d’une plage exceptionnelle – qu’il s’éternise et qu’il remettra les clés le jour où il décidera lui seul de s’en aller, de rendre son tablier.

En attendant, le Zaza Club reste cette sorte de kaléidoscope indéfinissable de nos vacances, ce contraste de curiosités mondaines déshabillées et de sensations culinaires*… où l’on apprend à se connaître, à se reconnaître, où l’on découvre que La Vie Est (très) Belle, le temps d’une soirée en bonne compagnie sous les étoiles, ou d’un déjeuner sur le pouce pour vite courir s’enfoncer dans un transat, se lover sur un matelas… ou une simple serviette de plage.

Passer à table au Zaza Club, s’asseoir ou s’allonger les pieds dans l’eau pour tutoyer la Méditerranée, c’est s’évader dans les périodes bleue et rose d’un certain Pablo Picasso…

Applaudissements pour le maître des lieux ainsi que pour son équipe très « pro » ; le soir où nous y sommes passés incognito ce fut un sans faute, un grand moment de convivialité, de générosité, un privilège (re)cueilli par une belle soirée d’été. Magique, tout simplement !

L.M.

*Plats remarquables : les linguinis de la mer (la légende gourmande du Zaza Club), la picanha de boeuf black angus… et l’incontournable thon à la sicilienne. En entrée : optez pour les gambitas ou l’antipasti stracciatella.