(Vu sur la Toile)

 

Pyrénées-Orientales: ce que l’on sait au lendemain de l’incendie qui a coûté la vie à huit personnes
(Rédaction de BFMTV)
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Un huitième corps a été extrait ce mardi par les secours au lendemain de l’incendie qui a ravagé plusieurs bâtiments à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Une enquête pour incendie volontaire a été ouverte

 

BFMTV.- Plusieurs questions restent encore sans réponse à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Près de quarante-huit heures après l’incendie meurtrier, le bilan continue de s’alourdir: le corps sans vie d’une huitième personne a été extrait ce mardi matin par les secours.

Le procureur de la République de Perpignan a tenu une conférence de presse ce mardi soir pour faire un point sur les investigations, qui ne font que commencer, pour tenter de déterminer les causes de ce drame.

 

• Les causes de l’incendie pas encore connues

 

Les faits remontent à la nuit de dimanche à lundi. Les habitants de Saint-Laurent-de-la-Salanque ont été surpris dans leur sommeil, vers 1h30 du matin, lorsqu’un incendie et une explosion ont ravagé plusieurs commerces et appartements dans la nuit de dimanche à lundi. Selon divers témoignages, le sinistre s’est déclaré au rez-de-chaussée, où se trouvaient une épicerie et un local de restauration rapide.

« Il n’est pas possible de dire si c’est une explosion suivie d’un incendie ou un incendie suivi d’une explosion », a expliqué Jean-David Cavaillé, ajoutant que cela serait déterminé par l’enquête actuellement en cours.
L’incendie, qui a détruit trois bâtiments d’un bloc d’immeuble, n’a été maîtrisé qu’en milieu de matinée lundi. Quelque 140 gendarmes ont été déployés depuis lundi matin, a précisé le commandant adjoint du groupement du groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales, Manuel Boissière, faisant état d’« un contexte très difficile, puisque des immeubles menacent de s’effondrer à tout moment ».

 

Huit morts et quatre blessés ce mardi soir

 

Sept corps sans vie, dont celui d’un nourrisson et celui d’un enfant, ont été extraits lundi par les pompiers. Les secours ont extrait mardi un huitième corps du bâtiment le plus endommagé. Jusque-là, ils étaient à la recherche d’une femme de 66 ans, la dernière personne portée disparue dans les décombres.

Ces huit corps ont été retrouvés dans les appartements des numéros 13, 15 et 17 de la rue Arago. Le drame, survenu dans la nuit de dimanche à lundi, a également fait quatre blessés, dont un grave: un homme qui a sauté d’un 2e étage en voulant échapper aux flammes. Il est hospitalisé à Montpellier. Vingt-huit autres habitants ont été évacués.

 

• Aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs

 

Une enquête pour « incendie volontaire ayant entraîné la mort » a été ouverte lundi par le procureur de Perpignan. Les accès aux rues où se trouvent les bâtiments incendiés ont été fermés et des bâches en plastique noir installées sur de hautes barrières. Des enquêteurs de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN, police scientifique) ont pris des photos et procédé à des marquages au sol. D’autres gendarmes interrogeaient les riverains sur ce qu’ils ont vu et entendu.

Le lieutenant-colonel Manuel Boissière a toutefois indiqué ce mardi soir au cours de la conférence de presse qu’« à ce jour, les hypothèses accidentelles et criminelles sont travaillées » et qu’aucune n’est actuellement privilégiée.

« À ce jour, je ne vous dis pas quelle est la cause de ce drame », a développé le procureur de la République de Perpignan. « Il y a au moins trois à quatre jours de travail pour les experts pour comprendre ce qu’il s’est passé », a poursuivi Jean-David Cavaillé, précisant que le recueil de témoignages dans les jours à venir aurait une grande importance dans les jours à venir. « C’est à l’issue du travail des scientifiques que nous comprendrons si nous sommes sur une thèse criminelle ou sur une thèse accidentelle », a-t-il conclu.