Après avoir incendié hier l’œuvre de l’artiste catalan Marc-André 2 Figueres (MA2F), implantée dans le giratoire qui dessert les pénétrantes pour entrer sur les territoires mitoyens des communes  Perpignan et Rivesaltes (au nord de la métropole), ainsi qu’un accès à l’autoroute A9, des Gilets jaunes en ont remis une couche, ce dimanche 20 janvier, en ripolinant le site et donc le fameux Cadran solaire à coups de seaux de peinture jaune… ou plutôt rouge.

De nouvelles plaintes ont été déposées, tandis que les gendarmes sur place ont procédé à une fouille spectaculaire de tous les véhicules pour chercher la peinture éventuellement cachée dans les coffres.

Rappelons ici que l’œuvre sérieusement endommagée a déjà coûté la somme de 298 000€ et que selon les premiers constats effectués sur place, il pourrait en coûter à nouveau au contribuable des dizaines de milliers d’euros pour la remettre en état !

L’artiste se dit « dégoûté » par cet acharnement et s’interroge : « Qui est à l’origine de cette destruction ?… et pourquoi ? ». Une enquête est ouverte pour interpeller les casseurs. Les services juridiques de la métropole Perpignan Méditerranée devraient saisir la justice dès demain matin.

Celles et ceux, parmi les Gilets jaunes, qui depuis vingt-quatre heures s’acharnent à réduire en cendres et à démolir  ce Cadran solaire devraient réfléchir à ce propos de John Fitzgerald Kennedy : « L’art est le fruit de la créativité des gens libres »… Quand on commence à brûler des livres, à détruire des tableaux ou des œuvres d’art, la dictature progresse.