Depuis hier lundi 25 février, et jusqu’à vendredi 1er mars,  se tient au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Perpignan le procès de Jean-Marie SAVIOZ, l’ancien curé de la paroisse Saint-Joseph, située dans le quartier de la Gare à Perpignan. Une quinzaine de témoins sont attendus à la barre. L’affaire remonte à une dizaine d’années… Jean-Marie SAVIOZ reste présumé innocent.

Le huis-clos a été demandé par les avocats des trois plaignants.

Mgr André FORT, 83 ans, ancien évêque de Perpignan-Elne (16 janvier 1996 – 26 novembre 2002), condamné en juin 2018 à huit mois de prison avec sursis dans une autre affaire « pour non dénonciation d’actes pédophiles », appelé lui aussi à témoigner dans ce procès de l’ex prêtre de Saint-Joseph, a fait savoir par ses avocats qu’il ne pouvait pas se déplacer, atteint par la maladie. Mgr FORT est le premier évêque français poursuivi et condamné pour de tels fais depuis le prélat catholique Pierre PICAN, décédé l’an passé à Paris à l’âge de 83 ans. Mgr PICAN avait été cité comme témoin dans un procès similaire ; c’était la première fois qu’un évêque français avait à répondre de tels actes (non dénonciation de crimes d’un prêtre reconnu pédophile, le père René BISSEY) devant la justice depuis 1841

En revanche, le témoignage de l’actuel évêque de Perpignan-Elne, Mgr Norbert TURINI, est très attendu. Il sera présent au procès.