Depuis Le Boulou, l'incendie de l'autre côté de la frontière, hier vers minuit

Trois morts, 13 000 hectares partis en fumée… L’incendie qui se propage depuis hier après-midi sur le nord du territoire de la Catalogne espagnole continue, ce lundi 23 juillet 2012, à 7h, de faire des ravages.

Quatre cents militaires ont rejoint les milliers de sapeurs-pompiers venus de toute la Catalogne mais également de Madrid et de nombreux départements de tout le sud de la France.

Sur place, la situation reste toujours très compliquée à cause notamment des bourrasques de vent (la tramontane souffle toujours à plus de 50 km/ heure) qui empêchent tout avion de décoller ! Du coup, le feu avance à plus de 6 km/ h et avale tout sur son passage.

Les témoins parlent de « scènes de chaos et de panique ». La situation reste très critique à La Jonquère ainsi que dans huit communes alentours où la population est invitée à ne surtout pas quitter maisons et appartements.

Ainsi, des milliers de personnes sont confinées chez-elles… de même que des dizaines de milliers d’automobilistes ont passé la nuit à la belle étoile, bloquées sur l’autoroute, ou aux abords, car réseau international et routes nationales pour franchir les Pyrénées ont été fermés toute la nuit, dans les deux sens (France/ Espagne et Espagne/ France). Les conditions de circulation sont dantesques.

Les liaisons entre les deux pays de ce côté-là des Pyrénées sont interrompues depuis hier midi, l’épaisse fumée affectant toute visibilité.

L’incendie poursuit sa folle route sur la ville de Figuères, d’où les flammes sont visibles jusqu’à 50 kilomètres à la ronde. C’est dire la puissance du feu et la hauteur des flammes.

Les trois morts sont des Français, dont un père et sa fille qui, à Port-Bou, se sont jetés à la mer pour échapper aux flammes dévoreuses ! On recense par ailleurs des dizaines de blessés.