Vu dans le magazine Capital

 

 

40 millions d’automobilistes lance une plateforme pour signaler les dos d’âne illégaux
(par Jérémy Joly)

En décembre 2020, trois associations ont déjà déposé plainte contre X face à la multiplication des dos d’âne et ralentisseurs illégaux.
C’est un sujet qui prend une importance croissante ces derniers mois. Mi-décembre, trois associations lançaient un cri de colère contre les ralentisseurs illégaux. Au mois de novembre, l’association 40 millions d’automobilistes avait déjà lancé une pétition sur le sujet. Elle revient cette fois avec le lancement d’une plateforme dédiée, annoncée sur son site web. L’objectif ? Solliciter les internautes pour qu’ils signalent les installations qui ne répondent pas aux normes.

L’association s’appuie sur une étude réalisée en 2013 par le magazine Auto Plus qui estimait alors qu’un tiers des ralentisseurs installés sur les routes de l’Hexagone ne correspondaient pas à la législation. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? 40 millions d’automobilistes souhaite donc que les usagers de la route signalent « les dos d’âne trop hauts, les plateaux trop saillants ou encore les coussins mal signalés au regard de la réglementation ». Les données collectées doivent ensuite donner naissance à « une carte de France des ralentisseurs illégaux, qui sera publiée et adressée aux pouvoirs publics ».

 

Sur sa page dédiée à cette opération, l’association fournit un formulaire permettant de vérifier, réglementations et normes à l’appui, si un ralentisseur est illégal. Les usagers doivent ensuite indiquer leurs coordonnées, remplir l’adresse du dos d’âne qu’ils souhaitent signaler et télécharger une photo. 40 millions d’automobilistes se défend de « dénoncer » pour le principe » les manquements des municipalités » et préfère mettre en avant ce qui est selon l’association une « véritable problématique de sécurité routière et de santé publique ». « Nous ne souhaitons pas entrer en confrontation avec les municipalités (…) Notre but est d’ouvrir la discussion et de trouver ensemble des solutions adaptées pour le bien de tous », souligne Pierre Chasseray, le délégué général de l’organisation.