A ce jour, lundi 11 décembre 2017, Antoine PARRA, maire d’Argelès-sur-Mer, vice-président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, n’a toujours pas réussi à faire valider légalement sa piscine déjà construite.

Selon nos informations, le 1er magistrat est obligé de déposer un nouveau permis de construire, dans un cadre administratif très restrictif, car les services techniques et juridiques de la Communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris refuseraient toujours d’accéder à sa demande telle qu’elle a été présentée jusqu’à ce jour. Un fonctionnaire territorial confirme même, à la lueur des faits, « Que le maire d’Argelès n’a pas d’autre choix que de détruire la piscine actuelle ».

Un élu de ladite communauté de communes s’interroge et interpelle : « Ce qui est surprenant dans cette histoire c’est : comment un entrepreneur a-t-il accepté d’effectuer un tel chantier sans se procurer le permis de construire ? Car l’entreprise risque gros également, dans la mesure où cet entrepreneur a agi tout à fait illégalement, même s’il se croyait « protégé », ou plutôt « rassuré », parce que exécutant ces travaux chez un élu… Tout cela est bizarre, car connaissant bien M. PARRA ce n’est pas là dans ses habitudes ».

Désormais, dans ce secteur du territoire communal, aujourd’hui grâce au PLU (Plan Local d’Urbanisme qui a succédé au Plan d’Occupation des Sols/ POS), il est possible de construire un point d’eau (on ne parle pas de piscine ici) d’au moins 2,50m de profondeur minimum… cela se traduit dans les faits par l’équivalent d’une piscine qui aurait une superficie de 12m² ; or, il semblerait que la piscine de monsieur le maire déjà construite, et donc sans permis, occuperait une surface deux à trois fois plus importante, selon les éléments en possession des services de l’Etat, la sous-préfecture de l’arrondissement de Céret, transférés au Procureur de la République à Perpignan.

A moins de trente mois de la date des prochaines élections municipales, pour lesquelles il entend bien se représenter, Antoine PARRA doit maintenant régulariser au plus tôt cette situation s’il ne veut pas que cette « affaire de la piscine » le discrédite et empoisonne sa campagne électorale en la plombant. Car toute la ville en parle, et pas uniquement aux comptoirs des cafés. Certes, il pourra s’appuyer sur son réseau Facebook, visiblement très dynamique, puisque en quelques jours, la semaine dernière, le nombre de ses amis y est passé de 650 à 701 ! Et le nombre continue d’augmenter tous les jours… Mais Facebook n’est pas au-dessus des lois.