Ce vendredi-là : Klein, Yves Saint-Laurent, Tintin et son lotus, l’équipe de France, la Côte d’Azur, la Chine, le cobalt, l’horizon, la lavande, les yeux, le pétrole, le roi de Prusse, les maîtres du fauvisme, Butagaz, le méthylène, le drapeau européen, le fromage du Quercy (ou de l’Auvergne), la Méditerranée, le requin… jusqu’au teinturier ; tous, toutes, auraient eu un mal fou à retrouver, à dépeindre, leur nuance de bleu, tellement ce bleu là était indéfinissable, tellement sa couleur était originale, flamboyante, unique et indescriptible à la fois

 

Ce vendredi 30 octobre, il est aux environs de 15h lorsque N… rentre à Perpignan, après s’être rendue à Latour-Bas-Elne pour s’occuper de ses chevaux.

Sur la route, soudain, dans un ciel de traîne, des nuages extraordinaires se mêlent à l’atmosphère, s’entremêlent même, dessiner « un spectacle bizarre, surprenant, saisissant ». L’automobiliste s’arrête, filme une scène céleste théâtrale avec son smartphone. « Le phénomène est spectaculaire, mais je me lasse pas de l’observer… C’est comme si un avion à réaction, un objet, avait traversé le ciel à la vitesse du son, laissant derrière lui une queue de nuages indisciplinés, tourbillonnant, virevoltant, s’amusant avec l’air du temps… Sauf qu’il n’y avait aucun objet, aucun supersonique à l’horizon, même lointain ».

Nicole continue de filmer, de photographier, des nuages qui tapissent le ciel, qui l’enveloppent, qui vont et viennent, qui repartent de plus belle, qui tracent une sorte de coupole, qui incendient de blancs l’infini jusqu’à l’auréoler d’une voûte céleste.

Comme en témoigne les vidéos de @N.L., le spectacle est tout simplement : magique !

Mais une question demeure : y’a-t-il une explication météorologique derrière ce phénomène naturel ?

 

(photos @N.L.)