(Avec l’aimable autorisation de Jean-Michel Martinez, directeur de la rédaction et de la publication Le Journal Catalan)

 

 

Claude Blazi avec le maire de Sansa, Antoine Tahoces

 

 

C’était l’autre samedi. A Sansa*. Pour des obsèques. Claude Blazi, qui partage sa vie entre Sansa, son village natal, qu’il n’échangerait pour rien au monde, même pour la plus belle des Miss ou pour le meilleur vin, et Argelès-sur-Mer, sa plage préférée sous le soleil de Catalogne, était remonté dans les Garrotxes , fidèle à un lien social et convivial indestructible

 

Né à Sansa, selon le recensement communal il serait le dernier à être né dans le village. Antoine Tahoces, le maire, confie : « Il y a quelques dix ans, maintenant, nous fêtions un anniversaire chez un ami. Claude était présent comme toute la population du village. Durant les agapes, Claude me dit : « Tu vois je suis né derrière cette fenêtre ». Claude est effectivement né le 9 octobre 1946 à Sansa dans les Garrotxes. Ses parents vivaient à Sansa, où Adrien était agriculteur et garde-champêtre et sa maman Jeanne femme au foyer ».

Selon la légende locale, depuis, une autre personne serait née sur le territoire de la commune de Sansa, « par accident » : la mère aurait accouché dans une voiture en se rendant à la maternité.

Claude a eu deux sœurs, Rosette et Georgette, mais qui elles sont nées à Perpignan. Claude a quitté Sansa à l’âge de 10 ans pour Argelès-sur-Mer dont était originaire sa maman.

A 14 ans il entre en apprentissage chez deux menuisiers d’Argelès-sur-Mer, MM. Gineste et Alberty. Il y restera vingt-trois ans.
Des nombreuses anecdotes racontées, la plus rigolote pour Antoine Tahocès est la suivante : « J’ai dans mon garage des morceaux de bois car j’aime bricoler. Il me dit « à mon époque tous les vendredis avant de plier, on mesurait les morceaux de bois et on jetait au feu tout ce qui mesurait moins d’un mètre ». A Méditer ».
Il entre aux services techniques de la mairie d’Argelès-sur-Mer, à l’âge de 37 ans, où il connaitra comme maires Gaston Pams, Isidore Fourriques et Jean Carrère.
Depuis sa retraite, il partage à nouveau son temps entre Argelès et Sansa.
Grillades fameuses, copains, champignons, promenade tout pour vivre heureux !
Avec son chien Llop, on le voit partout à travers les Garrotxes et le Capcir. A ses moments perdus, il travaille à la reconstruction d’un vieux moulin à farine situé sur le Cabrils, rivière de Sansa qui se jette dans la Têt à Olette ; moulin qui avait été exploité par son grand père, lequel avait été maire de Sansa.
Claude a eu lorsqu’il est revenu à Sansa une idée géniale et très en avance sur son temps, raconte encore Antoine Tahoces à l’envie : « Il possédait une belle caravane et une vieille grange dont le toit était effondré. Ni une ni deux, il soulève sa caravane avec une grue et l’installe dans la grange. Il aménagera autour et c’est dans cet environnement douillet qu’il vit aujourd’hui. Je suis fier de l’avoir comme voisin et ami ! ».

 

*Sansa, la « Perle des Garrotxes » : 20 habitants, commune située dans l’arrondissement de Prades (communauté de communes Pyrénées Catalanes).