Les amandiers du Mas Don Angel dévastés par le feu

 

 

Les chênes et la végétation du canal calcinés…

 

 

Le mardi 7 juillet, un foyer se déclare à la déchetterie de Saint-Estève. Les flammes grandissent et finissent par dépasser les bordures de la Têt.

Les pompiers interviennent très rapidement mais déjà le feu s’intensifie et franchit le fleuve pour brûler la végétation de la rive droite, attaque les premiers végétaux du canal de l’ASA (Association Syndicale Autorisée) des « Quatre Cazals » et enflamme des chênes centenaires.

Les pompiers arrivent de partout (plus de 120 sur le site) et notamment à proximité du Mas Don Angel situé au bord de la RN-116, plus précisément à hauteur du rond point « Rotterdam ». Tous les moyens disponibles sont là. Ayant vécu ce drame, il y a déjà quelques années, la famille propriétaire du mas se mobilise de nouveau pour sauver ses arbres fruitiers : les oliviers et les 600 amandiers plantés depuis deux ans ! Tous sont dans les fumées pour lutter et guider les combattants des feux.

Dans la journée, les flammes sont finalement circonscrites, la route nationale est rouverte à la circulation mais à quel prix : des oliviers et chênes cramés avec la moitié des petits amandiers séchés ou brûlés sur un hectare, sans compter le système d’arrosage fondu…

« Une vision apocalyptique pour ceux qui ont trimé autour de cette exploitation devenue cendres ! », témoigne Freddy Rabasse, garde-vannes du canal des « Quatre Cazals », à Perpignan. « Philippe et Inès sont des gens dignes, courageux, philosophes et, dès le lendemain, ces bâtisseurs étaient à l’ouvrage pour reconstruire. Pour ma part, je suis fier de mon canal d’irrigation, il a servi aux pompiers. A ce jour j’attends avec impatience la décision de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) qui m’autorisera à prélever l’eau sur la rivière. Mon ruisseau sera bientôt à sec », s’inquiète encore Freddy Rabasse. « Philippe compte sur moi pour faire revivre son exploitation. Nous lançons un message d’espoir ».

 

Après la rive gauche, le feu est passé au-dessus de la rive droite…