– « Depuis ce matin, lundi 14 septembre, des platanes bicentenaires du square Bir Hakeim sont tronçonnés au motif qu’ils sont porteurs d’un parasite. Certes, cette décision pourrait paraître justifiée. Oui, mais plusieurs incohérences permettent de s’interroger sur son bien fondé.
D’une part, pourquoi le maire a-t-il communiqué fin juillet dernier en annonçant que treize platanes étaient atteints du chancre coloré, la maladie qui décime les arbres du canal du Midi ? Cette information est totalement fausse comme me l’ont confirmé les services techniques. S’agissait-il d’éviter les polémiques et de rendre l’abattage inévitable en brandissant cet épouvantail ? Le fait certain est que la mairie a préféré mentir plutôt que de parler d’un parasite bien moins dangereux.

D’autre part, compte tenu du fait que la maladie n’est pas le chancre coloré, comment se fait-il que l’on ait découvert cet été qu’il fallait, toutes affaires cessantes, couper treize platanes à cause d’un parasite sans doute présent depuis longtemps. Ces arbres plantés au début des années 1800 font partie d’un patrimoine végétal exceptionnel, ne pouvait-on entreprendre un traitement curatif ? Quid des autres spécimens ? Quelles actions sont-elles prévues pour les soigner et éviter un nouveau massacre à la tronçonneuse ?

Enfin, quelles sont les solutions retenues pour réhabiliter ce poumon vert et cet atout touristique qui sera amputé de treize platanes et vingt marronniers. Là encore le Maire est silencieux et se garde bien d’organiser une réunion d’information des riverains. Avec Perpignan Equilibre, je vais veiller à ce que l’information des Perpignanais soit respectée scrupuleusement ».

 

Clotilde RIPOULL