Raymond Mitjavila, chef d’entreprise, Rivesaltais, membre de l’association FRACAS, nous communique avec prière d’insérer…

– « Savez-vous que notre bon Préfet des Pyrénées-Orientales vient d’autoriser récemment l’édification de 35 éoliennes, hautes chacune de 125 m, sur les communes de Calce, Baixas, Pézilla et Villeneuve-la-Rivière, et ce bien sûr une fois de plus au profit d’une multinationale, comme d’ailleurs on a pris l’habitude de le faire chez nous, avec VINCI pour les Autoroutes et VEOLIA pour les Aéroports ?

Mais cette fois c’est bien pire, on va défigurer irrémédiablement les contreforts et collines du versant droit de notre chère Vallée de la Têt pour produire de l’énergie qui sera revendue on ne sait où !

Alors qu’en matière d’énergie renouvelable, il existe d’autres techniques aussi efficaces et bien plus discrètes.

Que va gagner notre Département ? Rien, ou plutôt si, de nombreux inconvénients comme : massacre du paysage faisant fuir habitant et population locale, impossibilité de largage d’eau par les canadairs en cas d’incendie, danger pour l’aviation générale – voire professionnelle (Ecole), interférence pour les radars de l’aéroport et les stations météo, perte d’appellation pour les vignes et cultures situées sur la zone, forte baisse du tourisme qui vient dans notre département pour la nature et admirer sites et paysages, et non pour visiter un parc d’éoliennes.

En fait, même si vous habitez Perpignan et montez à Prades, l’agréable sensation que vous avez en quittant la ville à la vue des champs, vignes et collines, sera rapidement remplacée par l’impression de longer sur votre droite une vraie zone industrielle.

Alors plusieurs questions se posent : Pourquoi demander à l’usine de Calce un camouflage pour se fondre dans le paysage ? Pourquoi demander aux carrières en fin d’exploitation ravalement et reboisement pour ne point altérer le visage de la montagne ? Pourquoi avoir mené une guerre acharnée pour enterrer la ligne THT ? Si aujourd’hui on admet de dénaturer dix fois plus.

Si vous avez un doute, montez à Força Réal et regardez de là-haut toute la vallée et avec un peu de chance vous rencontrerez un vieux monsieur qui vous expliquera l’histoire de ce fort détruit, vous montrera les champs de bataille de Pézilla et de Saint Feliu, au loin la garnison de Salses et vous comprendrez alors qu’il est important de préserver ce site et qu’il ne faut pas l’abimer ».

– Si vous êtes d’accord avec nous, apportez nous votre soutien sur le site www.forcareal.fr
ou encore mieux adhérez directement à l’association FRACAS.