Lors de l’inauguration, le 5 avril dernier, de la salle Simone Veil dans les anciennes écoles à Caudiès-de-Fenouillèdes, Hermeline MALHERBE (PS), présidente du Département, a pu se rendre compte de l’émoi causé dans une partie de la population, par l’abattage des arbres (tilleul plantés entre 1945 et 1950 selon les souvenirs des Caudiésiens) prévu par le maire, Jean-Pierre FOURLON, « dans le but de niveler la cour ».

Ce projet avait été annoncé dans le bulletin municipal d’août dernier mais sans parler de l’abattage des arbres, et d’autre part sur le plan figuraient des arbres sans qu’il soit spécifié qu’il s’agissait de nouveaux sujets et non pas des arbres en place…

Une partie de la population s’étonne du fait qu’aucune alternative à l’abattage des arbres n’ait été étudiée par un paysagiste:
En effet, que la cour ait besoin d’un nouveau revêtement pour que sa surface soit plane, c’est nécessaire, que la différence de niveaux des deux cours soit comblée l’est moins, car elle peut être associée à une rampe d’accès pour les fauteuils roulants ou les déambulateurs.
Dans tous les cas, le resurfaçage voire le décaissage de la cour du «haut», ancienne école des filles, doit respecter les racines des vieux arbres comme l’a expliqué sur FR3, Marc MAILLET, président de la FRENE’66.

 

 

Ces photos rasantes (avril 2019) montrent qu’ il n’y a aucune racine qui ait soulevé de manière formelle le revêtement des deux cours des écoles. Il y a seulement des ondulations du sol

 

L’autre partie du projet concerne le bâti
En ce qui concerne la disparition de l’ancien puits fermé (sans risque d’accident) : on peut se demander en quoi sa présence gêne ?
En ce qui concerne la disparition de l’escalier (et du coup celle du lave-mains des écoliers, adossé à l’escalier côté cour des garçons) : certes dans son état actuel, il est sûrement dangereux à utiliser, et l’accès par l’intérieur, une bonne solution. Mais c’est un élément architectural particulier (il permettait à l’instituteur qui habitait au-dessus de l’école de rejoindre son appartement) et la commission de sécurité demandera peut-être d’installer un escalier de sécurité extérieur de type métallique (sur la placette ou dans la cour…).

« Ne pourrait-on utiliser une partie du budget à le rénover et à le sécuriser, comme escalier de secours, plutôt le détruire ? », interpellent Joëlle BOYER et Véronique RENON, « Les Défenseurs des Anciennes Ecoles – FRENE’66 ». 

La situation inquiète une partie des Caudiésiens pour qui la Cour des Anciennes Écoles est un lieu patrimonial collectif et convivial (comme en témoigne nos photos ci-dessous) et qui risque de se concrétiser dès mai prochain, alors que ces mêmes Caudiésiens, « très attachés sentimentalement à cette cour qui est leur histoire, demandent que soit repensé ce projet ».

 

 

Nostalgie, c’était un certain 14-Juillet dans la Cour des Anciennes Ecoles…