Il a osé ! Parce que Natacha et Olivier JACOPS lui ont donné les clés pour laisser libre cours à son imagination, le jeune architecte Sébastien MACABIAU a pu distiller audace, imagination et rêve dans un lieu devenu unique face à la mer, à Argelès-plage.

L’endroit était déjà magique, authentique et historique, car il abritait la toute-première villa construite sur le front-de-mer d’Argelès, très exactement en 1896 ! Une frise est d’ailleurs encore là pour nous le rappeler.

La rencontre entre ce lieu chargé d’histoire et d’émotions et Sébastien MACABIAU ne pouvait que déboucher sur un accord parfait. Et c’est le cas. L’architecte, professionnellement domicilié à Barcelone, a créé un endroit suspendu dans le temps, mêlant authenticité et contemporanéité, un endroit où l’on retrouve des meubles qu’on aurait aimé acheter s’ils avaient existé (lui les a créés carrément), un endroit auréolé de touches patrimoniales, où l’on vous reçoit comme si c’était vous l’Ami, l’Invité, qu’on attendait depuis toujours, un endroit habité par un esprit qui relèverait de la vibration, des sensations, avec l’énergie d’un parfum rare et donc forcément précieux… et toujours avec cette touche d’élégance, à la fois immatérielle et intemporelle qui fait la signature du « Macabiau Studio ». Il a imaginé une sorte de mise en scène narrative en bleu et blanc, mais « pas que » ! La lumière, qu’elle soit naturelle ou emmenée par « spotlight », en a vite fait son royaume zénithal.

Il y a quelques mois, Sébastien MACABIAU rénovait du sol au plafond le mythique  bar-restaurant La Réserve, face au « Carré » d’Argelès-plage, longeant l’esplanade Charles-Trenet.

Aujourd’hui, il s’est attaqué à un autre gros morceau de la station balnéaire la plus populaire du Languedoc-Roussillon : l’Austral et le Komodo. Désormais, le premier s’appelle Les Planches, le second restaurant qui fait aussi bar devient La Villa. Les deux établissements ne font plus qu’un, ou presque, tellement Sébastien MACABIAU a réussi le pari fou de les accrocher par le biais d’une intervention architecturale qui était loin d’être gagnée d’avance : une quarantaine de mètres pour un linéaire en façade d’exception face à la Méditerranée « pour tout voir, tout avoir et tout savoir » (!), car elle est bien là la démarche de l’architecte catalan : « c’est la mer qui prend le dessus, qui s’invite à votre table (d’ailleurs il y a une écaillère et son banc pour nous rappeler les saveurs marines) »… Un véritable appel du large ! La structure qui relie les deux établissements est unique, elle repose aussi sur une prouesse technique que l’on peut aisément imaginer lorsque on est attablé à l’intérieur.

 

« Le point de départ, c’était justement de remettre la villa en valeur, d’essayer de retrouver ses racines pour s’en inspirer », raconte Sébastien MACABIAU. « Le but était de restaurer le lieu en l’ancrant dans une certaine modernité, tout en tirant parti de son histoire. D’où la recherche d’un mobilier particulier, d’objets définissant une certaine époque… L’essentiel de ma mission a été dans ce positionnement afin de personnaliser au maximum l’endroit pour que les futurs clients se retrouvent dans un lieu qui leur parle, dans un espace je dirai presque sentimental car faisant appel à la nostalgie d’une période. D’où la diversité des ambiances, plus ou moins accentuée par des banquettes, par des terrasses, par des points de vue, par des coins de convivialité et d’autres d’expression collective. J’ai beaucoup joué sur la volumétrie, les perspectives, à deux pas de la plage, face à la mer ». En cela, le cadre environnemental est une belle réussite : de l’extérieur le bâtiment exerce sur le passant une indéniable force d’attractivité tant sa façade vitrée est spectaculaire (les baies se replient en accordéon pour profiter au maximum de la vue ainsi totalement dégagée) ; de l’intérieur le visuel qui court jusqu’à la Méditerranée offre depuis les tables, les banquettes, les tabourets et les planches (sans jeu de mots avec l’enseigne) de superbes perspectives. On peut le dire, ici Sébastien MACABIAU est parti dans une véritable conquête de l’espace, piochant dans la créativité une forme de simplicité, un souffle onirique, un « lifestyle »… Il le reconnaît d’ailleurs lui-même : « Ce fut un projet alléchant et exaltant ».  Toute la plage en parle !

Naturellement, l’originalité et l’insolite des matériaux « poinçonnés » pour créer une partie du mobilier font qu’on se pique au jeu à partir de pièces véritablement uniques. Et détonnantes.

Le résultat est époustouflant, de jour comme de nuit, à l’heure du déjeuner ou du dîner, le temps d’une simple pause ou d’un apéritif agité entre amis : « Oui, c’est exactement cela que j’ai voulu ; un lieu convivial entre potes, un lieu conventionnel en famille, pour répondre à plusieurs types de clientèles. Le mélange des genres, surtout le temps des vacances, est très apprécié lorsqu’il permet à chacun d’avoir son îlot pour se rassurer dans ses repères tout en accédant à une originalité et une élégance qui sortent du quotidien… L’objectif est que chacun se sente bien, qu’il ait envie bien sûr de revenir ! ».

Frais, vibrants et exotiques, c’est ainsi que se déclinent La Villa et Les Planches. Avec un parti pris « vintage » pour célébrer un certain art de vivre « à la méditerranéenne », sous le soleil exactement du Roussillon, dans l’ambiance d’un lieu typé. Ajoutez-y le sens légendaire de l’accueil et de la convivialité de Noredine (inusable et inépuisable aux commandes de ce « cottage » presque ensablé) et son  équipe : Que du Bonheur !

(En fil de fer tressé avec du verre à facettes, ce lustre de 1,5m de diamètre qui pèse plus de 100 kilos est l’une des attractions design qui trône à l’étage de La Villa).