Alors que l’entreprise de petite taille est l’acteur majeur de notre l’économie, ses moyens d’actions restent limités.

Comme j’ai pu l’évoqué dans plusieurs tribunes sur le site Ouillade.eu, les financements à l’innovation sociétale sont difficile à obtenir. C’est pourtant l’innovation sociétale qui créera les emplois de de demain.

Nous prenons beaucoup de retard. Si nous observons le cas de l’innovation sociétale dans la qualité de l’offre touristique, c’est 50% de nouveaux métiers que nous devrons créer dans les cinq ans à venir.

Comment sera l’ informatique, les compétences, le recrutement… dans cinq ans ? Bien malin celui pouvant le prédire. Pour explorer ces pistes il n’y aurait que des assises du tourisme et l’organisation rapide des “ États Généraux de l’innovation sociétales et entrepreneurial ”.

Notre montée en gamme est indissociable notre évolution des formations, des mentalités, et l’inter-saison dans le tourisme ne se développera que dans la création de nouvelles synergies et de nouveaux services. Avec la création d’ateliers initiées aux travail de veille, actions correctives et prospectives.

Je le répète : notre territoire gagnerait à faire cesser certaines indécentes frilosités et incivilités bancaires.

Il y aurait une opportunité historique majeure à améliorer la synergie de nouveaux plans d’actions.

L’attractivité touristique ne peut plus se résumer à deux mois de « haute saison ». Premier pourvoyeur d’emplois, le marché du tourisme y est un moteur économique puissant. « Il a un effet de levier sur l’agriculture locale, les produits du terroir, le commerce, l’artisanat… ».

Les financements ne peuvent plus se résumer aux principaux acteurs de la filière (hôteliers, restaurateurs, propriétaires de gîtes ruraux).

En créant une banque spécifique du tourisme nous pourrions répondre concrètement à faire évoluer l’ensemble des prestataires de la filière.

« Pour perdurer dans le hors-saison, tous secteurs touristiques confondus, nous devront offrir des prestations adaptées, des services de qualité, des paysages entretenus et attractifs (moins de friches), qui impliqueraient des investissements plus importants et mieux qualifiés ». Tous cela est d’autan plus nécessaire que l’ensemble des filières sont soumise à de fortes contraintes réglementaires imposant de nombreuses mises aux normes.

Face à l’hypersaisonnalité de nos offres, il faudrait que de nouveaux produits plus réceptifs s’inventent.

Une organisation des assises de l’économie du tourisme ne peut être conçue sans intégrer dans ses instances une bonne représentativité des acteurs privés et institutionnels du tourisme. Chacun pouvant exprimer ses préoccupations et remonter les besoins du terrain.

Si nous souhaitons monter en gamme et faire évoluer la basse saison, nous devons l’envisager en faisant évoluer l’intelligence collective et adapter notre territoire de façon à générer une économie de hors saison.

Le chantier serait moins titanesque avec des fonds de garanties agiles et efficients, dont bien entendu la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée devrait assurer le rôle déterminant.

Jouer la carte de l’audace, n’est pas encore culturel, les petites entreprises sont confrontées à trop de pressions exercées par des écosystèmes de moins en moins fiables et des interlocuteurs pas toujours suffisamment formés et compétents.

Les enjeux d’améliorer cette compétence ne se gagnera que dans évolution des mentalités..

De nombreux axes sont nécessaires, car notre territoire ne deviendra pertinent, qu’en organisant des tables rondes pour réfléchir ensemble aux enjeux, aux initiatives et aux défis de la coopération.

Il faut faire cesser l’attentisme des chambres consulaires (CCI, Chambre de l’Artisanat et des Métiers, Chambre de l’Agriculture du Roussillon…), elles s’appauvrissent au rythme des suppressions de budgets. Ne pas oublier les mesures pour la compétitivité qui a obligé Hollande à leurs faire les poches.

Nos trois chambres consulaires départementales souffrent surtout d’un manque de solidarité entre elles, la Chambre des Métiers, de par sa mauvaise gestion passée, aura beaucoup de difficultés à honorer des formations et de prodiguer des conseilles en gestion économique.

Laissons-leur le droit de se réinventer, mais le plus inquiétant c’est qu’aucune lueur de coopération n’ait permis de regrouper leurs intelligences collectives.

Vu la dimension du chantier, notre seul salut serait de puiser dans nos racines locales en affichant l’union et la force d’un territoire d’excellence.

Notre département s’est trop souvent habitué au strict minimum, beaucoup d’Etat majors politiques et institutionnels n’ont pas intégrés la boussole de la modernité, le temps est peut-être venu de compter sur notre Université.

Nos médias traditionnels et la presse locale suivront-ils le mouvement, seront-ils capables d’incuber l’initiative, ont-ils une vision ?

« Le redémarrage de l’économie des P-O, ne pourra se rétablir, sans organiser les “ États Généraux de l’innovation sociétales et entrepreneurial ” et l’implication des ( EPCI) établissement public de coopération intercommunale qui nous l’espérons développerons très vite de nouveaux accélérateurs de compétences ! »

Hubert LEVAUFRE
La Ferme de Découverte Saint-André.