C’était prévisible. C’était écrit en tout cas. Le lancement des soldes sur le sol roussillonnais, avec une semaine de retard sur le calendrier de la Catalogne espagnole, ne pouvait que déraper. Et c’est bien ce qui s’est passé, à en croire une majorité de commerçants ayant pignon sur rue, à Perpignan et dans son agglomération notamment.
D’un avis presque unanime, ces commerçants reconnaîssent avoir enregistré leur « plus mauvais départ pour une période de solde », meme si, rappelons-le, cela ne semble pas être le cas pour tous.
Le facteur concurrentiel de l’Espagne, toujours selon eux, en serait la principale cause, à ajouter avec la crise économique qui sévit toujours aussi sévèrement, et ce à un tel point que l’on voit, désormais, « des consommateurs venir acheter en période de solde afin de s’équiper pour l’année prochaine… », témoigne la responsable d’une boutique en centre-ville.
– « La difficulté avec cette situation de « concurrence déloyale » née du calendrier avec nos voisins de Figuéras et de Gérone essentiellement », affirme un élu de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Perpignan et des P-O, « c’est que ce sont les associations de commerçants perpignanaises qui n’ont pas voulu s’aligner sur le calendrier des soldes des Espagnols. Alors qu’ailleurs en France, et dans les Pyrénées notamment, je pense là au Pays Basque et aux Hautes-Pyrénées, d’autres départements frontaliers l’ont fait. Ici, dans les Pyrénées-Orientales, les professionnels ont refusé, argumentant qu’ils préféraient utiliser la période à cheval avec les soldes en Espagne pour réaliser leurs propres soldes privés