Olivier Durietz, pêcheur à Argelès-sur-Mer

 

Depuis maintenant sept ans, Olivier Durietz est pêcheur à Argelès-sur-Mer. Tous les matins, de 8h à Midi, sur le port, il étale sa pêche du jour. Nous l’avons rencontré dimanche dernier, le 17 mai, en matinée, à l’occasion du retour du marché de plein vent de Port-Argelès, le rendez-vous hebdomadaire des producteurs du cru qui excellent dans la qualité de leur offre résolument tournée vers le meilleur de notre terroir. Il y a là certes les pêcheurs, comme Olivier et son voisin Georges (figure légendaire du Racou), mais également des femmes et des hommes passionné.e.s par l’agriculture en général, l’apiculture en particulier, la vigne… Les vrais fromages côtoient les miels les plus fleuris ambassadeurs de nos savoir-faire… C’est une véritable vitrine de la production locale qui se déroule sur les quais, tous les dimanches matins actuellement, avec pour décor le ballet des voiliers, la chaîne des Pyrénées qui plonge dans la Méditerranée, les terrasses des cafés-brasseries-restaurants qui n’attendent plus que le feu-vert de Matignon pour s’étirer sous le soleil enchanteur du Roussillon.

Ce marché de plein vent appelé aussi « Marché du port » par certains vieux loups qui traînent encore leur immortalité entre les mâts, portés par la non moins éternelle tramontane, « permet d’animer le port, mais surtout de le faire connaître, découvrir », souligne Olivier Durietz. « Cela fait du bien de rouvrir ce marché ! ». On le voir autour de lui, parmi la clientèle et les badauds qui s’agglutinent ne serait-ce que pour faire des selfies avec les plus beaux spécimens : qu’ils soient riverains, résidents ici à l’année ou de passage, les consommateurs étaient impatients de pouvoir retourner à la plage ; pour se baigner, pour traîner les pieds dans le sable, pour s’oxygéner en respirant l’air marin à plein poumon et ce parfum d’iode si spécial.

 

La présence d’Olivier Durietz sur le port d’Argelès à l’année, au beau milieu de son étal qui regorge selon la pêche du jour – ou plutôt de la nuit et du petit-matin – de daurades, de baudroies, de rougets, de seiches, vient témoigner s’il le fallait du succès de la pêche locale ainsi que de « la qualité des eaux poissonneuses » à portée de bateau depuis le littoral d’Argelès-sur-Mer, insiste-t-il.

Avec le confinement, les Français ont plébiscité (pour aussi tuer l’ennui) le retour au jardin – balcons, terrasses, potagers… – à la sortie de ce confinement, ils ont hâte de démontrer qu’ils n’ont pas seulement retrouvé les plaisirs de la main verte, mais également le bonheur de la couleur « bleu marine ».

 

L.M.

 

En famille à l’étal, avec Véronique et Sonia, sa soeur et sa nièce