Réunis en séance publique, ce matin, les 31 élus du Conseil général des Pyrénées-Orientales ont, dans la foulée de leurs travaux inscrits à l’ordre du jour, approuvé par leur vote trois motions qui leur étaient présentées par Mme la présidente de l’assemblée départementale, Hermeline Malherbe.

Une motion concernait une suppression de poste (proviseur) au collège d’Estagel (canton de Latour-de-France) : les élus se sont prononcés à une écrasante majorité contre cette décision issue de la politique du Gouvernement Fillon… Seuls deux conseillers généraux parmi les présents se sont abstenus : Jean-Claude Torrens (UMP/ canton de Canet-en-Roussillon) et Richard Puly-Belli (UMP/ canton I de Perpignan/ Haut-Vernet).

Une seconde motion concernait l’établissement éducatif de « La Perle Cerdane », dans le canton de Saillagouse. Georges Armengol, également maire de Saillagouse, s’est vivement inquiété de cette situation locale qui, dès la rentrée prochaine, devrait se concrétiser par la disparition d’une filière scolaire, celle de la section « électro-technique » qui intéresse tout de même directement une trentaine d’élèves, ce qui est énorme sur un territoire comme celui de la Cerdagne. A l’unanimité, les élus de l’assemblée départementale ont refusé cette perspective de fermeture très ciblée.

Enfin, la troisième motion était pour soutenir les maraîchers du département des P-O, et elle a été également approuvée à l’unanimité par les conseillers généraux qui ont participé au vote : « Le Département des Pyrénées-Orientales avec 9 182 tonnes de concombres, 65 hectares de serres et 500 salariés à la production est au 4ème rang national. C’est dire l’importance économique et sociale du concombre pour le maraîchage départemental. A la suite du phénomène de panique qui s’est emparé des consommateurs, avec le virus E.Coli, une chute dramatique de la commercialisation s’est produite. Avec à peine 10% commercialisés et 90% au retrait et/ ou détruits.

Les revenus se sont effondrés, entraînant une perte de 15 millions d’euros pour notre seul département.

L’aide européenne, proche de 210 millions d’euros pour indemniser les producteurs français et espagnols, est nettement  insuffisante. L’indemnisation prévue au niveau européen aboutira à une aide de cinq centimes par pièce de concombre alors que le coût de production est de trente-cinq à quarante centimes d’euro.

Nous demandons donc : pour assurer un revenu décent aux producteurs catalans, pour maintenir les emplois salariés dans les entreprises…

1/ Une indemnisation nationale complémentaire à l’aide européenne qui couvre le coût de productionb.

2/ La mise en place d’une procédure d’allègement des charges sociales.

3/ L’étalement des dettes fiscales et bancaires.

4/ La possibilité de prêt relais sur un an pour éviter les dépôts de bilan et les licenciements pour cause économique (les charges financières pouvant être prises en charge par l’AGRIDIF).

5/ Une campagne de communication nationale dans tous les médias pour inciter à la consommation des fruits et légumes frais par jour, et pour la santé de nos compatriotes.

6/ La mise en valeur de la traçabilité en France, qui est un exemple au niveau européen ».