Récemment, un site spécialisé dans l’information sur les médias au plan national, annonçait un projet de création d’un quotidien départemental dans les Pyrénées-Orientales, par un ancien directeur du journal L’Indépendant, Pierre Ginabat.

D’après les révélations faites sur ce projet qui dev(r)ait voir le jour au 1er janvier 2014, plusieurs chefs d’entreprise roussillonnais, nommément cités, auraient donné leur aval pour participer au capital du futur journal, dont le numéro 0 a été baptisé « Info 66 ».

Seulement voilà, les décideurs dont le nom a été associé à ce projet ès-qualité de partenaires financiers, et que nous avons pu contacter, démentent aujourd’hui formellement leur participation. Extraits…

« Me concernant, c’est faux, c’est archi faux, c’est complètement faux ! », tempête le célèbre storiste international demeurant dans les P-O, Raymond Mitjavila, surpris de découvrir récemment son nom parmi la liste des investisseurs : « Effectivement, il y a un certain temps de cela, je me souviens un gars m’a contacté pour prendre un rendez-vous, mais comme j’étais très occupé je ne l’ai jamais reçu. Nous ne nous sommes jamais rencontrés (…). C’est très grave d’annoncer de telles fausses informations, de jeter des noms de chefs d’entreprise comme ça dans l’opinion publique, sans en vérifier auparavant l’exactitude (…) ».

Même son de cloche du côté de Jean-François Fons, directeur d’un établissement bancaire ayant pignon sur rue à Perpignan et dans le Roussillon : « Je suis furieux parce que c’est très grave. Comment peut-on me citer dans l’élaboration d’un projet alors que je ne connais pas son auteur ? Vous le connaissez-vous ?… Qui est ce pinpin ?… En tout cas, puisque vous m’en donnez l’occasion, je tiens à dire que je n’ai rien à voir, ni de près ni de loin, ni dans ma vie professionnelle ni dans ma vie privée, avec ce projet ! ».

D’autres chefs d’entreprises perpignanais nous ont confirmé avoir eu connaissance du projet « dans ses grandes lignes », mais n’y avoir « pas donné suite » : « Les temps de crise qui courent et la situation générale de la presse écrite plus particulièrement nous obligent à une certaine prudence dans ce domaine-là… D’autant que nous avons actuellement des investissements à privilégier, plus prioritaires, dans nos secteurs d’activités ».

Le moins qu’on puisse écrire, c’est que désormais le projet paraît bien mal enclenché pour aboutir.