A la fin de la crise sanitaire liée au coronavirus (COVID-19), l’entreprise La Poste aura du mal à redorer son blason tant la mission de service public qui lui incombe n’a pas été assurée pendant la pandémie.

Dans certaines communes des Pyrénées-Orientales : on n’a pas vu de facteurs pendant des lustres, la livraison de colis a parfois pris plusieurs semaines là où habituellement elle était assurée en quarante-huit heures auparavant, le courrier est relevé une fois par semaine encore par endroits… sans parler de l’ouverture des bureaux et des agences postales.

A l’évidence, La Poste a failli à ses obligations de services publics, elle n’a pas été en tout cas à la hauteur de la situation exceptionnelle provoquée par la crise.

Le moment venu, lors de l’ouverture à la concurrence par exemple, élus et usagers devront s’en souvenir.

D’ores et déjà, l’une des filières du Groupe La Poste, « Colissimo », en a fait les frais : la marque commerciale de la Société des Produits Nestlé, « Nespresso », a décidé pour livrer ses légendaires capsules de café en aluminium de ne plus faire appel à La Poste mais d’utiliser les services de l’entreprise United Parcel Service (UPS). De nombreuses autres sociétés menacent également de se passer des services de La Poste dont la ponctualité et la crédibilité ne sont plus du tout les atouts historiques qui ont fait la renommée de l’entreprise postale ; mais ça c’était avant !