Bruno Le Maire en compagnie de Jacqueline Irlès

La venue cet après-midi, à Ille-sur-Têt, à l’ouest de l’agglomération perpignanaise, du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, n’a rien apporté de nouveau pour lutter contre la sévère crise qui frappe la filière des fruits et légumes. Le membre du gouvernement de François Fillon s’est transformé en « marchand de sable », ou plutôt en banquier, le temps de distribuer quelques millions d’euros (d’argent public), mais Bruno Le Maire n’a, dans l’immédiat, apporté aucune solution concrète pour faire face à une situation de désespérance de toute une profession « au bout du rouleau ». Tout cela est bien regrettable.
« Il y aura plusieurs millions d’euros d’argent public », a dit le ministre de l’Agriculture au cours d’une visite dans une coopérative fruitière, à Ille-sur-Têt, et surtout dans un département qui devrait représenter cette année encore le tiers de la production française de pêches… Lors d’une table ronde avec la profession, Bruno Le Maire a demandé aux producteurs de préciser leurs besoins avant qu’il ne leur annonce un montant exact le 7 septembre prochain, en même temps qu’il présentera le plan de sortie de crise (que son ministère leur a déjà promis).
Bruno Le Maire, avant de quitter le sol roussillonnais, a souscrit à la nécessité de mesures immédiates : « Il faut passer le moment actuel qui est absolument dramatique. Des milliers de producteurs en France sont à deux doigts de mettre la clé sous la porte ».
Mme Jacqueline Irles (UMP), députée-maire de Villeneuve-de-la-Raho et vice-présidente de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), accompagnait le ministre. En transit à Paris depuis son lieu de villégiature (Portugal), Mme la députée-maire a interrompu pour la journée ses vacances en famille afin de participer dans l’après-midi à la réunion de travail à Ille-sur-Têt et montrer tout le soutien qu’elle porte au secteur agricole. Après un contrôle de qualité de marchandises fruitières venues d’Espagne et une visite à la coopérative fruitière d’Ille-sur-Têt, une table ronde a donc eu lieu avec M. Le Maire et les représentants agricoles « afin d’évoquer les difficultés qui touchent leur secteur et notamment la concurrence espagnole (…) ».
Mme Jacqueline Irles continuera de suivre ce dossier de près, « comme elle le fait depuis le commencement », affirme-t-on dans son proche entourage.