La révélation du 12 avril 2012, selon laquelle deux retards administratifs espagnols, désormais résorbés, empêcheront une mise en service du TGV Barcelone/ Perpignan fin 2012, suscite des interpêtations de calendrier…

Le journal La Vanguardia précise « que la construction du petit tronçon Barcelone-Mollet del Vallès exigera dix mois », tandis que le conditionnement des quais de la gare de Gérone « imposera seize mois », aboutissant à août 2013.

Pour sa part, l’ Agence catalane d’informations indique « une mise en service au mieux au troisième trimestre 2013″…

Jordi Comas, président de l’organisation patronale FOEG (Fédération d’organisations d’entreprises de Gérone), évoque ironiquement le nouveau retard : « J’espère bien que nous aurons cette fois-ci le TGV en 2014 ! ».

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce de Gérone, Domènech Espadalé, affirme, au sujet de l’Etat espagnol : « Une nouvelle fois, ils se moquent de nous, une nouvelle fois (…) nos insfrastructures sont (moins) nécessaires que le TGV en Galice ou en Extrémadure (Ouest de l’Espagne)… ».

Le consortium franco-espagnol TP Ferro, qui a construit et assure la gestion du tronçon international Perpignan/ Figuères, a perçu 128 millions d’euros de dédommagements. Cette somme lui a été versée par l’Etat, en vertu de la sous-exploitation de cette portion transfrontalière, depuis le 14 février 2009, date d’ouverture théorique du TGV Perpignan/ Barcelone…

Pour 2012 et 2013, le dédommagement devrait atteindre 44 millions d’euros. Afin d’amortir son investissement, TP Ferro percevra des droits de péage jusqu’en 2065 (pendant 53 ans !), à la hauteur de 800 à 3 000 euros pour les trains de voyageurs et 518 à 744 euros pour les trains de marchandises (Source : Diari de Girona).