ALEXANDRE JARDIN REMET LE PRIX FOLIRE A THOMAS DIETRICH : « UN MOMENT VERTIGINEUX DE BEAUTE »

L’écrivain a succès Alexandre Jardin (Le Zèbre, Bille en tête, etc.), qui vient de publier un nouveau roman, « Juste une fois » aux éditions Grasset, était  vendredi de passage dans les Pyrénées-Orientales. Il a fait tout d’abord escale à 15 h 30 au centre hospitalier Léon-Jean Grégory de Thuir pour y remettre le prix Folire 2014, qu’il a accepté de parrainer. Plus de 200 lecteurs et patients avaient fait le déplacement pour assister à cette remise de prix singulière. L’heureux lauréat cette année est  Thomas Dietrich dont le roman « Là où la terre est rouge » (Albin-Michel) a été plébiscité par les jurés, tous patients de l’hôpital psychiatrique. Le directeur Philippe Banyols était entouré d’André Bonet, Président du CML et Nacéra Benosman, directrice de la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon, qui dote le prix, représentait Christine Fabresse, Présidente du Directoire de la CELR. Elle a remis au nom de l’institution qu’elle représentait un chèque de 2000 € au lauréat. Alexandre Jardin très heureux et touché de participer à cette rencontre s’est définit comme « un écrivain qui croit en sa folie. J’ai vécu à Thuir un moment vertigineux de beauté Les deux auteurs  ont profité également de l’occasion pour dédicacer leurs ouvrages respectifs sur place. Ils ont mis ensuite le cap vers Perpignan pour une seconde séance de signature au restaurant Quai 66 où les attendaient François Rivière, Président de l’USAP et un public venu nombeux à cette  rencontre littéraire, mise en place par le CML dans les salons du célèbre restaurant Usapiste. Car c’est dans le Québec des bords de lacs, l’été, que se déroule la majeure partie de ce livre romanesque au possible, « Juste une fois« .
Ça fait des années qu’Alexandre Jardin vit une partie de l’été au Québec, et il savait qu’un jour, qu’il écrirait un roman québécois. Il assume son besoin de rêver. Et il tient « vraiment pour des handicapés complets ceux qui se refusent à ça. En se défendant de ça, ils s’interdisent un rêve amoureux qui est prodigieusement revitalisant. Et qui permet, vraiment, de vivre! »

ECRIRE L’AFRIQUE AVEC THOMAS DIETRICH

Avec Thomas Dietrich nous quittons le Québec pour l’Afrique où nous sommes emportés par les vertiges et les mirages du pouvoir. « Là où la terre est rouge » suit les traces d’Icare, un jeune provincial, asocial, oisif, pas altruiste pour un sou qui par un hasard du destin, va faire la rencontre d’un général africain. Ce second père l’introduit dans les quartiers africains de Paris, bouillonnant de misères et de combines, puis, une fois nommé Ministre, l’embarque dans ses valises jusqu’à sa lointaine République du Tshipopo (ou serait-ce la Centrafrique, un pays dans lequel l’auteur a travaillé ?). Là-bas, le jeune homme se vautrera dans la totalité des bassesses humaines- les femmes, l’argent, le pouvoir- il s’en enivrera, au point de ne plus prêter attention aux dérives de ce régime dictatorial dont il deviendra le complice. Comme souvent, l’amour parviendra-t-il à le sauver ? Rien n’est moins sûr… Le roman de Thomas Dietrich est porté par une description fidèle des arcanes d’un pouvoir africain. Un récit en forme de tragédie grecque, sur la vanité des Hommes et leurs faiblesses. Ce merveilleux roman offre au prix Folire un excellent cru 2014.