Mme Marie-Pierre Baux, directrice du Théâtre de l’Etang, à Saint-Estève, n’a pas apprécié – mais vraiment pas du tout ! – la présence de Thierry Méier, dans les loges de « son » théâtre à l’occasion de la venue du comédien Michel Bouquet, à l’affiche de « Le roi se meurt », une pièce d’Eugène Ionesco, sur une mise en scène de Georges Werler, avec une foule d’acteurs talentueux, dont Juliette Carré, Sophie Artur et Christian Bouillette.
C’est à la demande de son ami et plus grand producteur-tourneur au sud de la Loire, Pascal Legros, que Thierry Méier, inventeur du concept Boîtaclous – dont la programmation culturelle permet à la ville de Perpignan de rivaliser chaque année avec les métropoles régionales comme Toulouse, Montpellier et Marseille – est allé accueillir Michel Bouquet à l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes, pour ensuite le conduire dans les loges du Théâtre de l’Etang afin de se préparer pour entrer en scène devant une salle qui affichait complet depuis de longues semaines.
C’est en entrant dans la loge du comédien et en y retrouvant Thierry Méier en pleine convivialité aux côtés de l’artiste, que Mme Marie-Pierre Baux aurait littéralement « pêté les plombs », interpellant le directeur de Boîtaclous sur sa présence « dans mon théâtre… Que faites-vous là ?… Vous n’avez rien à y faire !… ». Et le scandale éclata.
Cela n’a pas pour autant privé Thierry Méier de spectacle. Les deux hommes se sont ensuite retrouvés à la table d’Henri de La Fabrègue, au « Domaine de Rombeau » à Rivesaltes, pour une fin de soirée des plus sympathiques « et récompensés par un bon repas… sans Marie-Pierre Baux » !
Dernier détail : « Le roi se meurt » est une pièce très drôle, sur un sujet très sérieux : le pouvoir, le passage du temps et la mort. Bref, tous les ingredients, ou presque, de la vie culturelle en Pays catalan. Mais vous n’ètes pas obligés de nous croire.