« Instants Népalais », un carnet rempli d’aquarelles et autres portraits réalisés au Népal, par Ben Caillous, artiste résidant à Sorède et exerçant le métier de tatoueur à Perpignan. Il partagera cet été une galerie/atelier à Céret, en compagnie de Prooz et Taz.

 

 

 

 

L’INTERVIEW

-Est-ce votre premier livre ?esses 

Ben Caillous : « Il s’agit de mon premier projet personnel. En effet, un premier album BD est paru en juin dernier « SAM », en collaboration avec un scénariste ».

-Quel est votre parcours ?

Ben Caillous : « J’ai étudié quatre ans à l’IDEM au Soler en cinéma d’animation. Par la suite, j’ai travaillé comme animateur 2d / illustrateur pour des studios d’applications mobiles/jeux vidéo et beaucoup en graphisme. Cela a duré jusqu’au moment où ma compagne et moi avons pris l’avion pour vivre en nouvelle Calédonie où j’ai commencé à travailler en indépendant. C’est cette expérience qui m’a donné le gout du voyage… De retour en France, les expositions se sont accumulées et m’ont permis petit à petit de présenter mon travail. Aujourd’hui, je jongle entre tatouage et illustration, la peinture prend de plus en plus de place dans ma vie, les commandes sont de plus en plus fréquentes. C’est très encourageant ! ».

-Et pour la suite ?

Ben Caillous : « Cet été, je partagerai avec Prooz et Taz une galerie/atelier à Céret. Un moyen de rencontrer en direct les gens qui nous soutiennent et nous suivent et de les accueillir dans nos univers respectifs ».

 

(L’artiste Ben Caillous)

 

-Pourquoi avoir publié cet ouvrage ?

Ben Caillous : « Un projet qui me tenait à cœur, le partage de bons moments sous forme d’interprétations graphiques.
Mon voyage au Népal a été une de mes plus belles expériences, suite au partenariat avec l’association humanitaire «Pyrénées catalane aide au Népal» j’ai eu la chance de goûter à la vie locale, en immersion. Beaucoup d’émotions, un choc culturel aussi… j’ai été fasciné par le peuple népalais. Ils sont beaux et hors du temps, leurs vêtements, leurs attitudes, leurs expressions, leurs visages ou encore leurs mains marquées… On parle souvent du pays pour ses paysages mais ce dont je me souviens le plus, ce sont les gens ! ».

-Comment l’idée de ce carnet est-elle née ?

Ben Caillous : « Je dessine énormément, l’occasion de produire au Népal a laissé place à de nouvelles inspirations graphiques. J’ai commencé par quelques esquisses et finalement mon carnet de poche s’est bien rempli. De retour en France, j’ai produis de grands formats en m’aidant des croquis réalisés durant le voyage, pour une exposition au bénéfice d’un orphelinat de Katmandou ».

-Comment ont réagi les personnes que vous dessiniez ?

Ben Caillous : « Beaucoup de rigolade, mais aussi des moments gênants. Lorsque je sentais que je dérangeais, je prenais discrètement une photo pour l’esquisser plus tard. Mais le dessin est universel, il y a certains croquis que j’ai préféré donner aux modèles ! ».

-Auriez-vous une anecdote au sujet de votre voyage ?

Ben Caillous : « Je me souviens de mon arrivée au petit village de Pharpu. L’équipe locale qui s’occupait du campement était à peine plus âgée que moi. Ils riaient de me voir avec autant d’appétit, du coup un soir j’ai fini dans la pièce dédiée à la cuisine et j’ai tiré le portrait de chacun des membres de l’équipe. Je me souviens encore de l’air fier et studieux qu’ils avaient en posant derrière mon carnet, et surtout de leurs sourires et leur reconnaissance quand j’arrachais la page pour leur donner ».