Piqûre de rappel :

C’est aujourd’hui, vendredi 10 juillet 2015, que débutent les fêtes de Céret avec la traditionnelle Feria, programmée depuis des lustres le dernier week-end avant le 14-Juillet. Ici, à Céret, nous sommes au cœur des traditions et de l’identité catalanes. A l’ombre des platanes centenaires, grâce à une formidable association (l’ADAC), propulsée par une tribu d’individus passionnés et passionnants, c’est là que chacun(e) devra se montrer au moins un jour (ou une nuit) pendant ce long week end, pour savourer un certain art de vivre ambiant, pour immortaliser son « comptoir de vie », pour vibrer au rythme de la tauromachie, des bodegas et des fanfares.

C’est également aujourd’hui, vendredi 10 juillet 2015, que se lance le Festival Electrobeach, sur une idée originale de Joëlle Ferrand, ancien maire du Barcarès, qui a toujours été à l’avant-garde d’une certaine animation haut-de-gamme unique sur le littoral nord-catalan, et qui a réussi à imposer ce rendez-vous comme « the first », « the best », le N° 1 en somme des rencontres de musiques électroniques en France et, nous confirme-t-on depuis les télés australiennes, en Europe ! Car c’est ainsi, vu de l’Hémisphère Sud que le Festival Electrobeach de Port-Barcarès est perçu, avec son cortège de stars internationales des platines, son son particulier qui soulève par endroits le paquebot des sables Le Lydia grâce à la ferveur de dizaines de milliers de « nightclubbers technomanes » en transe trois jours durant. Un événement là aussi à ne pas manquer ! Ouvrir très grand ses oreilles pour se préparer à recevoir et à entendre beaucoup d’innovation et d’émotion.

Enfin, le festival Les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer, constitue le troisième rendez-vous énorme de ce week end « made in Roussillon » si particulier. Il rassemble, pendant trois jours, dès ce soir, des têtes d’affiche venues du monde entier, locomotives industrielles et artisanales de l’édition musicale : qu’il s’agisse de pop, soul, rock, blues, techno ou de variété française. Le festival revendique également une certaine « coolitude », un brin « néobeatnik », une douceur nonchalante, posé face à la mer Méditerranée, sur la pelouse manucurée du Parc de Valmy, au pied du château éponyme au style rococo, entre prestigieux vignoble et massif des Albères… Le décor est superbe. Grandiose. Aussi, pour être à la hauteur de cet environnement, le festival doit-il trouver sans cesse des pointures mondiales… pour éviter une programmation en pointillé ce qui signifierait son arrêt !

Jusqu’à présent, les organisateurs des Déferlantes d’Argelès-sur-Mer ont plutôt bien réussi dans cette mission, mais en dépit de sponsors et partenaires nationaux, le Festival n’arrive pas à trouver sa place au soleil entre Les Vieilles Charrues à Carhaix (Bretagne), Avignon (Provence), Les Francofolies de La Rochelle (Atlantique), Solidays, Carcassonne, etc.

Avec une fréquentation qui peine à atteindre sur trois jours la barre des 40 000 spectateurs, Les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer fait figure de « nain » au niveau de l’affluence estivale… Pour comparaison : l’ElectroBeach de Port-Barcarès, sur la même période, en étant également payant, va attirer jusqu’à trois fois plus de clients !

De plus, selon les témoignages sérieux et crédibles de nombre de commerçants de la station : « à la date choisie, Les Déferlantes n’apporte rien à la station, au contraire le festival bloque l’activité économique locale en gênant considérablement la circulation des touristes et des autochtones, pendant un week end pourtant propice à l’activité touristique, sachant que l’événement a lieu à l’extérieur de la commune, à plusieurs kilomètres au nord de la plage, et que les aires de stationnement aménagées pour y accéder sont dispersées dans des endroits impossibles. A la différence de l’Electrobeach de Port-Barcarès qui lui se déroule au centre de la station, dans les Jardins du Lydia, les pieds dans l’eau ! ».